À PROPOS DE LA BASE DE GUANTANAMO
J’AI une dette envers plusieurs
lecteurs qui souhaitent recevoir de l’information
sur les termes de l’occupation nord-américaine du
territoire cubain de Guantanamo, une question qui de
nos jours encore suscite la polémique.
En 1901, comme condition au
retrait de Cuba de l’armée nord-américaine, à la fin
de la guerre hispano-cubano-nord-américaine et de la
présumée pacification du territoire, le gouvernement
des États-Unis imposa l’Amendement Platt à la
première Constitution, qui donna lieu à une
république dénaturée.
C’est-à-dire que sans
Constitution il n’existerait pas de gouvernement des
Cubains ni de «République», et par conséquent
la «supervision» du pays se poursuivrait de
la part de la nation voisine. L’Amendement Platt
était un appendice que les membres de la Convention
constituantes, qui rédigèrent la Constitution, se
virent forcés d’accepter.
L’Article VII de cet
Amendement, contre l’imposition duquel les Cubains
se révoltèrent sans aucun résultat, stipulait ce qui
suit :
«Pour que les États-Unis
soient en mesure de maintenir l’indépendance de Cuba
et de protéger le peuple, ainsi que pour sa propre
défense, le gouvernement de Cuba vendra ou louera
aux États-Unis les terres nécessaires pour établir
en certains points du pays les charbonnières et
stations navales qui seront concertées avec le
président des États-Unis.»
Par l’intermédiaire du
gouverneur Wood, les Cubains furent avertis, après
plusieurs tentativves de modification, que «l’Amendement
étant un statut adopté par le pouvoir législatif des
États-Unis, le président est tenu de l’exécuter tel
qu’il est. Il ne peut ni le changer ni le modifier,
ni lui ajouter ou retrancher quoi que ce soit.»
C’est ainsi que durant le
premier gouvernement cubain, celui de Estrada Palma,
ont été signés le Traité de Réciprocité, celui de
Relations permanentes, et les accords de
l’Amendement Platt sur les concessions de terres
pour l’établissement de bases navales ou
charbonnières des États-Unis.
Il était clair qu’en signant
l’accord concernant les stations navales ou
charbonnières, la République de Cuba louait ces
terres pour le temps pendant lequel les États-Unis «en
auraient besoin». En 1934 eut lieu la signature
d’un nouveau Traité de Relations avec les États-Unis
qui ratifiait la présence de ce pays sur le
territoire de Guantanamo et abrogeait d’autres
accords datant de la première décennie du siècle.
Aujourd’hui les USA
maintiennent l’occupation et l’utilisation de ces
terres, mais l’illégalité de leur présence est
démontrée par cette histoire de conditions et de
pressions, à laquelle il faut ajouter à présent
l’emploi de la base à d’autres fins.
Pour la première fois dans
son histoire républicaine, en 1959 Cuba a atteint la
pleine souveraineté, avec l’arrivée au pouvoir du
gouvernement révolutionnaire. Il ne reste plus de la
matérialisation des souhaits nord-américains que la
base navale de Guantanamo, un thème autour duquel on
essaie de garder la sérénité indispensable à la
coexistence pacifique.
ACCUSÉ DE RÉCEPTION
Chyrel N. Hall, des États-Unis:
nous avons reçu votre message.
Omar Andrade, d’Argentine,
félicite Granma qui, dit-il «éclaircit des
concepts qui dans d’autres médias sont difficiles à
comprendre».
Juan Manuel Chalup, qui
s’occupe des sport sur le Canal 7 argentin, nous
pouvons échanger des informations sur le thème.
Également d’Argentine, Dario
Fernando s’intéresse à tout ce qui concerne Cuba et
veut savoir comment les Cubains affrontent du point
de vue spirituel les problèmes économiques et les
injustes lois internationales. Je pense que les
Cubains ont souvent montré au monde ce qu’ils
pensent des pressions de gouvernements étrangers, et
à propos de la situation économique, c’est, je crois,
la spiritualité, l’humour, la volonté, la résistance
et la solidarité qui nous permettent d’aller de
l’avant, même dans des conditions difficiles. Je
vous suggère de continuer à suivre ce que nous
publions sur notre site web.
Rodrigo, du Brésil, nous dit
qu’il ne manque pas de consulter le site web de
GI et nous félicite pour nos intéressants
reportages.
D’un lycée de New York,
Rafael Merino nous informe qu’ils viennent de lancer
une revue digitale intitulée New York Latino Journal,
qui publie des nouvelles et des opinions locales et
internationales que «les plus grandes entreprises
des États-Unis ne couvrent pas suffisamment pour des
conflits d’intérêts corporatifs ou du gouvernement».
D’autres jeunes, cette fois
du Mexique, étudiants en Communication, souhaitent
promouvoir le journalisme universitaire. Leur
adresse sur Internet est
www.perspectivas.info.
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