Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

  TEXTE seulement 

C O U R R I E R   D U   L E C T E U R

La Havane. 15 octobre  2003


PAR MARELYS VALENCIA


À PROPOS DE LA BASE DE GUANTANAMO

J’AI une dette envers plusieurs lecteurs qui souhaitent recevoir de l’information sur les termes de l’occupation nord-américaine du territoire cubain de Guantanamo, une question qui de nos jours encore suscite la polémique.

En 1901, comme condition au retrait de Cuba de l’armée nord-américaine, à la fin de la guerre hispano-cubano-nord-américaine et de la présumée pacification du territoire, le gouvernement des États-Unis imposa l’Amendement Platt à la première Constitution, qui donna lieu à une république dénaturée.

C’est-à-dire que sans Constitution il n’existerait pas de gouvernement des Cubains ni de «République», et par conséquent la «supervision» du pays se poursuivrait de la part de la nation voisine. L’Amendement Platt était un appendice que les membres de la Convention constituantes, qui rédigèrent la Constitution, se virent forcés d’accepter.

L’Article VII de cet Amendement, contre l’imposition duquel les Cubains se révoltèrent sans aucun résultat, stipulait ce qui suit :

«Pour que les États-Unis soient en mesure de maintenir l’indépendance de Cuba et de protéger le peuple, ainsi que pour sa propre défense, le gouvernement de Cuba vendra ou louera aux États-Unis les terres nécessaires pour établir en certains points du pays les charbonnières et stations navales qui seront concertées avec le président des États-Unis

Par l’intermédiaire du gouverneur Wood, les Cubains furent avertis, après plusieurs tentativves de modification, que «l’Amendement étant un statut adopté par le pouvoir législatif des États-Unis, le président est tenu de l’exécuter tel qu’il est. Il ne peut ni le changer ni le modifier, ni lui ajouter ou retrancher quoi que ce soit

C’est ainsi que durant le premier gouvernement cubain, celui de Estrada Palma, ont été signés le Traité de Réciprocité, celui de Relations permanentes, et les accords de l’Amendement Platt sur les concessions de terres pour l’établissement de bases navales ou charbonnières des États-Unis.

Il était clair qu’en signant l’accord concernant les stations navales ou charbonnières, la République de Cuba louait ces terres pour le temps pendant lequel les États-Unis «en auraient besoin». En 1934 eut lieu la signature d’un nouveau Traité de Relations avec les États-Unis qui ratifiait la présence de ce pays sur le territoire de Guantanamo et abrogeait d’autres accords datant de la première décennie du siècle.

Aujourd’hui les USA maintiennent l’occupation et l’utilisation de ces terres, mais l’illégalité de leur présence est démontrée par cette histoire de conditions et de pressions, à laquelle il faut ajouter à présent l’emploi de la base à d’autres fins.

Pour la première fois dans son histoire républicaine, en 1959 Cuba a atteint la pleine souveraineté, avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement révolutionnaire. Il ne reste plus de la matérialisation des souhaits nord-américains que la base navale de Guantanamo, un thème autour duquel on essaie de garder la sérénité indispensable à la coexistence pacifique.

ACCUSÉ DE RÉCEPTION

Chyrel N. Hall, des États-Unis: nous avons reçu votre message.

Omar Andrade, d’Argentine, félicite Granma qui, dit-il «éclaircit des concepts qui dans d’autres médias sont difficiles à comprendre».

Juan Manuel Chalup, qui s’occupe des sport sur le Canal 7 argentin, nous pouvons échanger des informations sur le thème.

Également d’Argentine, Dario Fernando s’intéresse à tout ce qui concerne Cuba et veut savoir comment les Cubains affrontent du point de vue spirituel les problèmes économiques et les injustes lois internationales. Je pense que les Cubains ont souvent montré au monde ce qu’ils pensent des pressions de gouvernements étrangers, et à propos de la situation économique, c’est, je crois, la spiritualité, l’humour, la volonté, la résistance et la solidarité qui nous permettent d’aller de l’avant, même dans des conditions difficiles. Je vous suggère de continuer à suivre ce que nous publions sur notre site web.

Rodrigo, du Brésil, nous dit qu’il ne manque pas de consulter le site web de GI et nous félicite pour nos intéressants reportages.

D’un lycée de New York, Rafael Merino nous informe qu’ils viennent de lancer une revue digitale intitulée New York Latino Journal, qui publie des nouvelles et des opinions locales et internationales que «les plus grandes entreprises des États-Unis ne couvrent pas suffisamment pour des conflits d’intérêts corporatifs ou du gouvernement».

D’autres jeunes, cette fois du Mexique, étudiants en Communication, souhaitent promouvoir le journalisme universitaire. Leur adresse sur Internet est www.perspectivas.info.
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Frank Aguero Gomez / Directeur éditorial: Gabriel Molina Franchossi
HÔTE: Teledatos-ICCC. Internet Cubaweb Communications Corporations. http://www.cubaweb.cu/
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

Egalement a: http://granmai.cubaweb.com/
http://www.granmai.cubasi.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano | MAGAZINE
© Copyright. 1996-2003.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page