LES PLUS LUS À CUBA
JOHAN Malmberg, journaliste
suédois, nous dit qu’il est en train d’écrire
plusieurs articles sur les best-sellers dans
différents pays, et il voudrait connaître le titre
d’un livre qui se vend bien en ce moment à Cuba.
Nous lui présentons ici
quelques données qui peuvent lui être utiles et que
nous avons obtenues de l’Entreprise nationale de
distribution du Livre. En littérature pour enfants,
des éditions Gente Nueva, les ouvrages les
plus recherchés sont Aventuras de Elpidio Valdés,
bande dessinée ayant comme héros un personnage créé
par le réalisateur cubain Juan Padron et qui bien qu’ayant
vu le jour il y a trente ans n’a rien perdu de sa
popularité. Nous mentionnerons aussi quelques
classiques tels que Alice au pays de merveilles,
Corazón, les Contes de Grimm, et la
littérature écrite par José Marti pour les enfants.
Nous pouvons en outre citer
Les propagandes silencieuses, du directeur du
Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, édité par Arte
y Literatura; Alexander (biographie romancée
d’Alexandre le Grand), de la Oficina de
Publicaciones, Como agua para chocolate,
Le diable au corps et Vol de nuit,
d’auteurs étrangers; et 200 años de poesía,
sur l’activité poétique dans l’île. Des éditions
Unión, qui appartiennent à l’Union des écrivains
et artistes de Cuba, les ouvrages les plus demandés
sont Desde mi altura, Historia de Cuba,
Mi vida al desnudo et Un elefante en la
cuerda floja; et de Letras Cubanas,
Ismaelillo, Y si muero mañana et Todas
las flores de Abril. Mais sans aucun doute, les
deux titres les plus recherchés en ce moment, et qui
sont pratiquement épuisés depuis leur sortie sur le
marché, sont Los Disidentes et El camaján,
publiés par Editora Política.
Los Disidentes
présente les témoignages de 12 agents de la Sûreté
cubaine infiltrés dans divers groupes de la contre-révolution
interne, et il est parvenu aux mains des lecteurs au
milieu d’une des campagnes de désinformation les
plus virulentes contre l’île. Dans chacune de ses
pages, les interviewers nous révèlent la vie
intérieure, les pensées, les souffrances et les
joies de ces personnes qui durant des années ont dû
monter de toutes pièces un personnage crédible au
dehors et déchiré à l’intérieur. L’ouvrage, signé
par deux journalistes cubains, Rosa Miriam Elizalde
et Luis Baez, nous entraîne dans le véritable monde
des «dissidents», nous montrant la manière dont ils
étaient recrutés par des éléments de la contre-révolution
sous les auspices de la Section des Intérêts des USA
à La Havane, et donc du gouvernement qu’elle
représente. Il met le doigt sur les contradictions,
ambitions, trahisons entre les différents groupes,
et sur la façon dont ils étaient financés, équipés
et encouragés par des envois de dollars et des
cadeaux personnels pour leur travail de subversion.
El camaján,
oeuvre de deux autres journalistes (Arleen Rodriguez
et Lázaro Barredo) aborde le négoce de la contre-révolution
à Cuba et montre qui est en réalité Elizardo Sanchez
Santa Cruz, l’un des protégés du gouvernement des
États-Unis et d’autres pays.
ACCUSÉ DE RÉCEPTION
Daily Echevarria, de Cuba,
qui se considère une lectrice assidue de Granma
international, souhaite des informations
concernant la Convention sur la désertification
récemment tenue à La Havane. Sur notre site web
apparaissent un grand nombre de travaux sur ce thème.
De l’Université de Vaxjo, en
Suède, Ernesto Abalo souhaiterait se procurer le
GI de la première semaine de 1994. Il doit le
solliciter à l’adresse : cendocu@granma .cip.cu
D’Argentine, Marina Sanchez
de Bustamente nous commente qu’elle a assisté à
Buenos Aires à une Semaine de cinéma cubain et qu’elle
a été surprise par «la qualité narrative des
oeuvres et leur perspective critique». «Critiquer
des aspects dans lesquels on peut montrer des
faiblesses est une tentative de construction qui est
toujours bienvenue (si la critique n’est pas mue par
de mauvaises intentions) et c’est l’impression que
j’ai gardée de vos films».
Rodolfo Reckziegel,
journaliste brésilien: vous pouvez prendre contact
avec Alberto Juantorena à travers l’Institut du
Sport, de l’Éducation physique et des Loisirs (INDER),
à
www.inder.cu
De Palma de Majorque, en
Espagne, Gerardo Moya félicite les Cubains pour le
150e anniversaire de Marti et le 50e
de l’attaque de la caserne Moncada.
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