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Le Venezuela triple
ses fournitures de pétrole à la Jamaïque à travers
Petrocaribe
A la fermeture de cette
édition, le président Hugo Chavez quittait La
Havane pour Kinston, en Jamaïque, pour signer avec
le premier ministre de ce pays, Percival Patterson,
le premier accord bilatéral dans le cadre de
Petrocaribe.
Cet accord, a dit Chavez,
augmentera les livraisons de pétrole vénézuélien à
la Jamaïque de 7 000 à 21 000 barils par jour,
avec deux ans de grâce pour les paiements et 1%
d’intérêt.
Il a ajouté que comme le
prix du carburant est supérieur à 60 dollars le
baril, cette petite nation antillaise verra
financée jusqu’à 40% de sa facture pétrolière.
Chavez a indiqué que
Fidel, «qui est un génie des mathématiques»,
a fait les comptes et selon ceux-ci, chaque fois
que le Venezuela offre 100 000 barils à
Petrocaribe, les pays caribéens économisent
près de un milliard de dollars par an.
Il a d’autre part mis
l’accent sur la pauvreté existant à l’intérieur
des Etats-Unis et annoncé la disposition de son
gouvernement à vendre directement de l’essence aux
communautés pauvres organisées de cette nation, ce
qui éliminerait les intermédiaires et réduirait
les coûts.
Chavez a indiqué que l’une
des causes de l’actuelle spirale des prix du
pétrole réside dans l’agression de l’Irak, «cette
guerre immorale et illégale, comme l’a dit le Pape
Jean-Paul II».
Il a affirmé que le peuple
des Etats-Unis a beaucoup à faire pour mettre un
terme à cette guerre, et il s’est dit convaincu
que le monde sera sauvé grâce à l’action des
peuples, y compris le peuple nord-américain.
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