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LES ÉLECTIONS À CUBA
Le pouvoir du peuple
PAR
JOAQUIN ORAMAS
• DE nouveau, des millions
de Cubains ont été appelés à voter lors
d’élections où ils exerceront leur droit à élire
leurs candidats, qu'ils auront tout d'abord
sélectionnés, exerçant ainsi un pouvoir qui
revient au peuple et dont ne bénéficient pas bien
des endroits dont les gouvernements posent en
exemple de démocratie.
Comme à d'autres occasions,
les éléments fascistes qui contrôlent le pouvoir
aux États-Unis et leurs alliés, la mafia de Miami,
mènent des campagnes de désinformation à propos du
processus électoral cubain dans le but de
confondre qui ne connaît pas la réalité politique,
sociale et économique de l'île.
Les personnes qui seront
élues ne sont pas proposées parce qu’elles ont
plus d'argent et peuvent acheter des votes, payer
des annonces à la télévision, à la radio, dans la
presse écrite, sur Internet et imprimer des
affiches avec leur photo dans des campagnes de
prosélytisme; elles ne sont choisies par aucune
machine politique au service d'aucun groupe
privilégié. Tous les candidats sont des citoyens
respectés dans la communauté, que propose et
choisit la population elle-même lors d’assemblées
publiques dans les circonscriptions qui regroupent
les électeurs. Dans plus de 14 000
circonscriptions, divisées en quartiers et zones
de tout le pays, fonctionnent quelque 25 000
collèges électoraux où sont affichées les listes
des électeurs ainsi que les biographies et les
photos de tous les candidats de chacune de celles-ci.
Ces listes sont aussi placées dans des
établissements publics quelques jours après la
sélection dans les assemblées de quartier.
Les biographies signalent
les qualités, le prestige et la capacité des
candidats. Dans leurs déclarations publiques, ceux-ci
ne pourront faire de promesses électorales ni
inciter les électeurs à voter pour eux.
SCRUTINS SANS POLITICARDS
Il n'y a pas, dans le
processus électoral de l'île, ce spectacle de murs
et de colonnes couvertes de photos de politicards
promettant démagogiquement des choses auxquelles
ils ne croient pas eux-mêmes. Aucune mention de
cette sorte n’est faite dans les médias. La
publicité des élections à Cuba exhorte les
électeurs à choisir et à élire les meilleurs et
les plus capables, sans mentionner les noms des
candidats. Les élus, que ce soient les délégués de
circonscriptions, les membres des assemblées
municipales et provinciales et les députés à
l'Assemblée nationale, remplissent leurs fonctions
sans toucher un seul centime.
Cela veut dire qu'ils ne
se convertissent pas en professionnels du Pouvoir
populaire car ils continuent à faire leur travail
habituel, pour lequel ils reçoivent un salaire.
C'est ainsi qu'on trouve parmi les élus des
enseignants, des médecins et d’autres travailleurs
des sciences, des ouvriers qualifiés, des
intellectuels, des membres des Forces armées
révolutionnaires et du ministère de l'Intérieur,
des paysans, des avocats, des membres des
organisations de masse.
À Cuba, le droit de vote
s'exerce dès seize ans, et les inscriptions au
registre électoral se font automatiquement quand
le jeune arrive à cet âge car elles se font sur la
base du registre civil qui comprend tous les
citoyens. Le vote est volontaire, libre et secret.
Il n'existe aucune loi qui oblige les électeurs à
aller déposer leur bulletin.
À chaque élection ayant eu
lieu à ce jour, plus de 90% de l'électorat s'est
rendu aux urnes. Le comptage des votes est réalisé
publiquement, au terme de l'horaire de vote, par
les membres de la table électorale et en présence
des électeurs, qui viennent volontairement
vérifier la transparence de l'acte électoral. On
ne connait pas un cas de vol d’urnes, de fraude ou
d’occupation des collèges électoraux par les
forces militaires pour favoriser le régime,
contrairement à ce qui se passe dans divers pays.
À Cuba, les urnes sont surveillées par des enfants
et on a effacé l'image des militaires armés dans
chaque collège électoral dont la présence, plus
que de veiller à l'ordre public, servait à menacer
les électeurs.
Il n'y a pas non plus de
cas de citoyens exigeant leur droit à voter, comme
cela se produit aux États-Unis où sont exclus, par
des subterfuges légaux, des milliers d'électeurs
noirs et hispaniques. Ni de fraudes honteuses dans
le style connu dans l'État de la Floride, au cours
de la première élection présidentielle de Bush. Ni
de spectacle d'échange de bulletins de vote contre
de la nourriture ou de l'argent, comme on l’a vu
lors de la récente farce électorale montée en Irak
par les agresseurs et les occupants nord-américains
pour imposer un gouvernement fantoche.
La plus grande
préoccupation de l'électeur cubain à l'heure de
voter est d’analyser, dans sa circoncription,
lequel des candidats au poste de délégué réunit
les meilleures qualités pour s'occuper des
problèmes que signale la population. Il ne s'agit
pas d'une élection définitive car les délégués ou
tout autre membre des instances municipales,
provinciales, nationale peuvent être révoqués
avant de terminer leur mandat s'ils ne remplissent
pas les responsabilités qui leur incombe en tant
qu’élus.
Parmi les délégués de
circonscriptions, élus au vote direct par la
population, sont proposés les membres des
assemblées municipales et dans celles-ci, ceux des
assemblées provinciales. Les députés à l'Assemblée
nationale sont choisis parmi les membres des
assemblées provinciales.
À celles-ci s'incorporent
d'autres représentations d'importants secteurs
scientifiques, administratifs, paysans,
intellectuels, organisations de masse proposées
par des organisations sociales et des institutions.
Il revient à l'Assemblée
nationale d'élire le Conseil d'État et celui-ci,
le président.
Inutile de rappeler que le
Parti communiste de Cuba ne propose ni ne choisit
les candidats. Ses membres, en qualité de citoyens,
exercent leur droit de vote et font partie des
tables électorales, si on le leur demande.
Des citoyens parents ou
conjoints de l'un des candidats de la
circonscription ne peuvent, en aucun cas, faire
partie d'une table électorale. Aucun collège
électoral, aucune commission de circonscription et
autres fonctions liées au suffrage ne pourra se
dérouler dans un local qui soit la propriété de
l'un des candidats. Ce sont des valeurs éthiques
qui contribuent à la transparence des élections.
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