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La Havane. 4 Novembre 2005

 

La crise cardiaque: à ne pas prendre à la légère!

PAR JOAQUIN ORAMAS

POUR des raisons diverses, qui tiennent à l’insuffisance de la protection sanitaire ou à des négligences individuelles ou familiales, beaucoup de personnes souffrent d’hypertension artérielle et d’autres cardiopathies voisines et ne reçoivent pas les soins correspondants.

De l’avis des spécialistes, les patrons actuels de traitement de l’hypertension chez les plus de 80 ans permettent de détecter cette insuffisance dans divers groupes à risques. Pour les plus de 80 ans, c’est aussi à la famille qu’il incombe de prendre des précautions.

L’hypertension et les traitements médicamentaux ont tendance à augmenter avec l’âge; toutefois, les contrôles sont bien moins fréquents chez les personnes âgées, et surtout chez les femmes, signalent les chercheurs.

Il est prouvé, tests cliniques à l’appui, que les risques d’apoplexie et de crise cardiaque diminuent chez les personnes âgées si la tension artérielle est contrôlée régulièrement. Les cas de pré-hypertension et d’hypertension modérée doivent aussi être étroitement suivis.

Une crise cardiaque ne peut pas être prise à la légère et doit être tenue pour grave. Ce qui n’empêche que les personnes qui sont passées par là peuvent souvent reprendre le travail ou leurs activités normales quelques mois après. Toujours à condition de respecter les indications du spécialiste.

A moins que le muscle cardiaque n’ait souffert une lésion. Le degré d’activité de chacun dépend fortement de l’état dans lequel se trouve son cœur. Toute crise cardiaque implique nécessairement une réadaptation de l’organisme pour retrouver sa mobilité normale.

Toujours sur recommandation médicale, l’exercice physique contribue au renforcement des muscles du coeur, donne une sensation d’énergie et de régulation consciente de la santé. Il contribue aussi à contrôler le poids, la tension sanguine et le niveau de cholestérol.

Après la première étape de récupération, le patient ayant souffert une crise cardiaque apprendra à connaître ses propres limites physiques et à ne pas les dépasser pour éviter les accidents.

Le patient sera invité par son médecin traitant à marcher sur une machine qui fournira à celui-ci des données chiffrées, à partir desquelles il concevra un programme d’exercices physiques adapté à chaque cas. Le médecin peut suggérer au patient de se soumettre à un programme de rééducation sous contrôle d’un ergothérapeute. Avec le temps, le patient assumera lui-même le contrôle de son programme.

Selon les statistiques, la plupart des patients peuvent reprendre le travail de un à trois mois après une crise cardiaque . Il se peut aussi que le patient ait à changer de travail ou encore à modifier la manière de faire son travail. Il recommence progressivement, puis augmente l’intensité, sous contrôle médical.

Enfin, quelque chose qui ne saurait être oublié : il existe des facteurs qui prédisposent à une seconde crise, tels que l’obésité, le manque d’activité physique, un taux de cholestérol élevé ou, chez les diabétiques, de sucre, et l’absence de contrôle de la tension.

Tous les problèmes ont une solution : ayez confiance et suivez les conseils de votre médecin, faites appel à votre force de volonté et à votre désir d’améliorer la qualité de votre vie pour vivre plus longtemps.

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