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Avantages et dangers du fer
PAR
JOAQUIN ORAMAS
LA carence en
fer constitue l’un des troubles nutritionnels les
plus répandus dans le monde. Surtout dans les pays
en voie de développement et au sein des
populations les plus démunies, bien qu’elle se
manifeste dans toutes les nations.
Il n’est donc
pas superflu que tous, des plus jeunes aux moins
jeunes, s’occupent en priorité de combler cette
déficience lorsqu’elle existe.
La diminution
de cet élément dans l’alimentation quotidienne
entraîne une réduction progressive de ses niveaux
dans l’organisme, avec comme conséquence
l’apparition d’une anémie de type pernicieux. Si
l’on n’intervient pas rapidement, celle-ci
compromet le développement psychomoteur de
l’individu et sa capacité cognitive durant la
croissance.
Dans
l’organisme le fer fait partie de divers éléments
ou substances, dont l’hémoglobine possède 65 à
70%. Il s’entrepose sous diverses formes,
notamment la ferritine et l’hémosidérine. Dans un
premier temps il se produit une diminution des
dépôts, sans que celle-ci soit encore associée à
des manifestations cliniques d’anémie, l’organisme
augmentant l’absorption de cet élément si l’apport
en fer des aliments le permet.
Dans le cas
contraire, le déficit s’accentue, avec la
diminution consécutive de divers composés chargés
de son transport dans l’organisme.
Finalement,
lorsque le déficit de fer entraîne une réduction
de la production d’hémoglobine apparaît un type
d’anémie qui se manifeste par la pâleur de la peau
et des muqueuses, une fatigue inhabituelle et la
diminution de la capacité ou du rendement dans les
études ou le travail. L’organisme a besoin de fer
pour générer l’hémoglobine, le complexe
protéinique qui transporte l’oxygène dans le sang,
et pour construire des enzymes telles que les
cytochromes, qui agissent comme catalyseurs pour
produire de l’énergie dans les cellules.
Le fer est si
important que l’organisme humain a développé des
stratégies destinées à sa conservation. L’excédent
est enfermé par une protéine appelée ferritine et
emmagasiné dans la moelle osseuse, le foie et la
rate. Pendant les périodes de pénurie, l’organisme
recourt à cette réserve. D’autre part, sauf quand
nous saignons, le fer est éliminé de l’organisme
en quantités minuscules. C’est ce qui explique que
les femmes soient plus exposées aux anémies au
moment de la menstruation. Les hommes sont quant à
eux plus exposés à une surcharge de fer, laquelle
peut entraîner des troubles tels que diabète,
arthrite et cancer du foie, ainsi que des
irrégularités cardiaques et des troubles au niveau
d’autres organes.
Les
spécialistes s’inquiètent de la théorie selon
laquelle le fer a une action oxydante sur les
tissus et les organes, générant des produits
chimiques fortement radioactifs appelés radicaux
libres.
On sait qu’au
niveau du tube d’essai ce minerai est un
catalyseur puissant puisqu’il donne lieu à des
réactions chimiques en enlevant des électrons à
une molécule pour les donner à une autre.
Cette
propriété en fait un composant précieux des
enzymes. En revanche, si le fer s’emparait au
hasard des électrons de l’organisme, les radicaux
libres qui se produiraient pourraient endommager
les protéines vitales, les lipides et l’ADN,
détruisant les cellules ou les rendant cancéreuses.
Il est raisonnable de s’attendre à ce qu’il ait
des effets oxydants sur l’organisme; il est très
improbable qu’il n’en ait pas, affirme Lawrence
Loeb, directeur du Laboratoire Joseph Gottstein
sur le cancer, de l’Université de Washington, à
Seattle.
D’autres
scientifiques nord-américains reconnaissent qu’il
existe de bonnes raisons théoriques pour étudier
les relations entre le fer et le cancer, aussi est-il
procédé à une réévaluation des effets de la
déficience et de la surcharge de ce minerai dans
les aliments.
Le fer est un
élément largement distribué dans la nature et qui
s’acquitte de fonctions vitales dans notre
organisme. La plus importante est le transport de
l’oxygène provenant de la respiration vers les
divers tissus de l’organisme. Il assume cette
fonction en se combinant avec des protéines pour
former l’hémoglobine, incorporée aux cellules
sanguines qui transportent l’oxygène. Il est aussi
un composant de la myoglobine, responsable de la
couleur rouge des muscles et du stockage dans ceux-ci
de l’oxygène.
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