Le Congrès
espagnol demande la fermeture de la prison de
Guantanamo et condamne la torture
• L’UNION Européenne discutera
avec W. Bush le sujet de la
prison de la Baie de Guantanamo
MADRID, 21 juin — Le Congrès des députés espagnol
a approuvé aujourd’hui de façon unanime une
résolution dans laquelle on condamne les tortures à
la prison de Guantanamo et on demande au
gouvernement des États-Unis la fermeture de ce
centre de détention, selon EFE.
L’initiative a été approuvée par la Commission
des affaires extérieures du Congrès (Chambre basse)
sur une proposition de Izquierda Unida (IU,
troisième force politique espagnole).
La proposition parlementaire exprime une
condamnation des tortures commises à la prison de
Guantanamo, territoire occupé illégalement par Cuba.
La demande pour la fermeture de ce centre qui a
été formulée par les Européens en plusieurs
occasions, s’est intensifiée au cours des derniers
jours après le suicide de trois détenus de cette
prison.
Roberto Soravilla, du Parti populaire (PP,
conservateur, principal parti d’opposition) a
souligné la gravité des actes commis à Guantanamo.
Le leader de IU, Gaspar Llamazares, a indiqué la
nécessité urgente de Ferrer "cette honte
internationale» que constitue le centre de
détention de Guantanamo, un «vide juridique»
qui est déjà «l’Enfer de Dante»,sans
accusation ni procès pour les prisonniers.
D’autre part, PL rapporte depuis Vienne que le
président étasunien George W. Bush discutera aujourd’hui
avec l’Union européenne (UE) le délicat sujet de la
prison de la base navale illégale de la Baie de
Guantanamo, Cuba.
Bush a été reçu hier par le président autrichien,
Wolfgang Schuessel, dont le pays exerce la
présidence de l’UE jusqu’au 30 de ce mois, mais a dû
écouter des nouvelles préoccupantes des services de
sécurité qui ont détecté quatre faux engins
explosifs.
La présence de Bush dans cette capitale pourrait
être dénoncée par plus de 10 000 personnes qui
projettent de tenir une manifestation.
Bien qu’avec bien du retard en rapport avec les
réclamations d’autres pays et d’organisations de
défense des droits civiques, l’UE a annoncé une
position commune pour exiger la fermeture de la
prison improvisée.
Les vols secrets de l’Agence centrale de
renseignement (CIA) en Europe pour le transport de
suspects, dans le cadre de l’opération Rendition,
sont un autre point épineux pour le chef de la
Maison Blanche.