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Couvre-feu à Bagdad
BAGDAD, 9 juin (PL) — Cette ville
s’est éveillée sous l’état d’urgence décrété par le
gouvernement pour prévenir les manifestations et des
opérations de guérilla après la mort du leader
rebelle Abou Moussab Al-Zarqaoui dans un
bombardement étasunien.
Bagdad a été surprise ce jeudi par
l’explosion d’au moins quatre voitures chargées
d’explosifs, qu’a fait sauter la résistance au
moment de l’annonce officielle de la mort de
Zarqaoui et d’une dizaine de ses collaborateurs.
Cette mesure officielle suit des
déclarations de Mohammad Omar, numéro deux de la
hiérarchie des talibans afghans, dans le sens où la
disparition de Zarqaoui «n’affaiblira pas les
efforts musulmans contre les forces croisées».
Les groupes islamiques qualifient
l’occupation militaire de l’Afghanistan d’abord et
celle de l’Irak après par les États-Unis, de
réédition des campagnes médiévales chrétiennes
contre les lieux saints de la religion musulmane.
Zarqaoui était le chef présumé du
réseau Al Qaeda en Irak et ses racines populaires
ont compliqué la vie des troupes étasuniennes au
point où Washington a offert 25 millions de dollars
pour sa capture, mort de préférence.
Deux bombes de 500 livres ont été
lancées contre l’humble immeuble de la ville de
Baquba, suffisamment pour pulvériser et liquider
toute forme de vie, si l’on en juge par le vidéo
diffusé par les forces d’occupation.
Quelque quarante personnes sont
mortes ce jeudi dans les attentats qui ont secoué,
une vois de plus, la capitale irakienne, tandis que
des sources officielles ont montré de l’appréhension
face à une éventuelle vague d’opérations de la
résistance contre les occupants.
Les mesures draconiennes de
sécurité, cependant, n’ont pas empêché la mort
aujourd’hui de quatre personnes dans des
affrontements avec des inconnus armés et la
séquestration d’une quatrième personne dans des
circonstances inconnues.
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