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Obésité: mythes et réalités
PAR
JOAQUIN ORAMAS
L’OBESITE est
bien plus qu’un problème esthétique puisqu’elle
implique des risques pour la santé. Il est donc
recommandable que les jeunes générations
apprennent à prévenir ce mal.
La stratégie
consiste d’une part à s’alimenter correctement et
de l’autre à faire fréquemment de l’exercice
physique; dans certains cas, ceci doit
s’accompagner de la prise de médicaments. Il est
aussi important de contrôler les altérations de la
tension artérielle, en particulier l’hypertension,
et l’excès de graisses (cholestérol et
triglycérides) dans le sang.
L’action
contre l’obésité a donné lieu à des mythes sur
lesquels in convient ici d’apporter des précisions
scientifiques.
On dit ainsi
que l’obésité n’a pas pour cause exclusive une
suralimentation mais obéit aussi à des facteurs
génétiques et environnementaux. Selon certains
chercheurs, le tiers des cas d’obésité obéit à des
facteurs génétiques. Dans ce cas, la maladie n’est
pas à proprement parler curable. Il s’agit d’une
condition chronique, d’une tendance naturelle de
l’individu. Les mesures prises pour la combattre
doivent alors être maintenues à très long terme.
Dans d’autres
cas, qui constituent une minorité, il s’agit d’une
maladie de la glande thyroïde, mais les médecins
s’accordent à affirmer que la déficience
thyroïdienne, quand elle existe, est davantage un
facteur favorable que la cause de l’obésité.
C’est une
erreur de penser que les nouveaux médicaments
conçus pour cette maladie ne présentent aucun
risque et peuvent être consommés en dehors de
toute prescription médicale. Les médecins
affirment que certains produits destinés à faire
perdre du poids peuvent occasionner des troubles
secondaires, qui risquent de passer inaperçus. Il
faut donc consulter un expert avant d’y recourir.
De nombreux
problèmes provoqués par l’obésité commencent
dès l’enfance: il faut donc la prévenir ou la
traiter dès le plus jeune âge.
Un pédiatre
expérimenté, le Dr Santiago Valdés Martin, estime
qu’une alimentation adéquate administrée dès les
premières années de vie constitue la graine de la
longévité.
Les pédiatres
ne manquent jamais de conseiller les parents sur
l’alimentation des enfants.
«Malheureusement,
les siècles passés nous ont légué un préjugé selon
lequel la corpulence est synonyme de bonne santé.
Beaucoup de jeunes mamans préfèrent voir leur
nouveau né grassouillet, avec de mignons
bourrelets aux bras et aux cuisses.
Valdés Martin
assure que l’excès de poids fait du mal à un
nourrisson, car il produit une quantité de
cellules grasses qu’il est pratiquement impossible
d’éliminer: adultes, pour une raison ou pour une
autre ils perdent du poids mais récupèrent
rapidement ce qu’on peut appeler leur biotype, et
vous disent qu’un rien les fait grossir.
Il faut
absolument, conseille le Dr Valdés Martin, éviter
les repas trop riches en graisses, en sucres et en
protéines. Certains croient que les enfants
doivent manger de la viande tous les jours. C’est
une erreur car les légumes contiennent aussi des
protéines, de même que les céréales, les haricots
secs et le riz. Il est démontré que la
consommation excessive de viande favorise la
néoplasie du tube digestif. Le lait aussi est un
aliment complet, mais ce n’est pas le seul.
On croit
parfois que si une personne obèse s’abstient de
manger du sucre, elle n’aura jamais de diabète.
C’est faux; tant qu’il y a excès de poids, le
risque de diabète de type 2 existe. De plus, on ne
trouve pas le sucre seulement dans les sucreries.
D’autres se
plaisent à penser que
l’exercice physique à lui seul suffit pour perdre
du poids.
En fait, il
est indispensable de combiner l’exercice avec la
surveillance alimentaire et des changements au
niveau de la conduite. Ce que l’on doit à coup sûr
à l’exercice physique, c’est le maintien du poids
et la réduction des risques de diabète.
Toutes les
personnes souffrant d’une déficience thyroïdienne
sont obèses,
entend-on dire souvent. Non, les spécialistes
savent que ce n’est vrai que dans certains cas,
prédisposés à l’excès de poids.
Il est erroné
de penser qu’il est impossible de modifier la
conduite alimentaire d’un adulte. Avec le soutien
professionnel adéquat, cet objectif peut être
atteint par tous. Pour améliorer les résultats à
long terme, il convient d’adapter le régime
alimentaire aux conditions de vie. On peut ainsi
prolonger la vie, même jusqu’à 120 ans.
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