Les Républicains
craignent de payer le prix de la guerre en Irak
WASHINGTON — Les républicains, préoccupés d’avoir
à payer le prix pour la guerre en Irak en perdant le
contrôle du Congrès, ont commencé à critiquer la
position du président George W. Bush face au conflit,
en lui retirant leur appui, à une semaine à peine
des législatives.
Les exhortations toujours plus nombreuses des
républicains pour sortir les soldats étasuniens du
pays arabe surviennent tandis que la Maison blanche
parait vouloir changer le cours des évènements ou du
moins en changer la perception.
Les élections législatives auront lieu le 7
novembre.
Le sénateur de Virginie, John Warner, président
de la Commission des forces armées, a semblé ouvrir
la porte aux critiques républicaines en vers la
politique en Irak, ce mois-ci, quand il a dit que la
guerre perdait son sens et qu’un changement à court
terme pourrait être nécessaire.
D’autres républicains ont fait des commentaires
au cours des derniers jours:
La sénateure Kay Bailey Hutchison a dit qu’il
n’aurait pas appuyé l’invasion s’il avait su qu’il
n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak
et a proposé de diviser le pays en trois régions.
Le sénateur George Allen qui affronte une
situation complexe pour sa réélection face à
l’opposant démocrate James Webb, a cessé de réitérer
son appui à la politique actuelle pour signaler que
«nous ne pouvons pas continuer à faire les mêmes
choses et attendre des résultats différents. Nous
devons adapter nos opérations, adapter nos tactiques».
Pour sa part, le sénateur Conrad Burns a dit dans
un débat mené la semaine dernière où il a affronté
le démocrate John Tester qu’il était d’accord avec
la demande de changement de stratégie faite par
Warner et qu’il considérait que Bush avait déjà en
main un plan pour gagner la guerre bien qu’il ne
l’ait pas encore fait connaître.
Ce commentaire lui a valu d’être ridiculisé par
les démocrates qui ont comparé ce «plan» avec
le faux «plan secret» de Richard Nixon pour
gagner au Vietnam.
L’ex-secrétaire d’État Colin Powell, les
sénateurs républicains Lincoln Chafee, Chuck
Hagel,Susan Collins et Olympia Snowe ainsi que
d’autres membres du parti à la Chambre des
représentants se sont aussi exprimés contre les
politiques de Bush.
Le sujet prend toujours plus d’importance dans
les campagnes et perturbe le panorama politique.
Cela et le fait que le parti au pouvoir perde du
terrain face aux élections législatives a rendu les
républicains nerveux, spécialement ceux impliqués
dans le scrutin.
Les démocrates souhaitent obtenir les 15 sièges
nécessaires pour contrôler la Chambre des
représentants où les 435 qu’ils détiennent sont
disputés à cette élection, tout comme les six que
nécessite le Sénat où 33 des 100 sièges qui le
composent seront décidés dans ce cote. (AP)