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 I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 2 novembre 2006

Les Républicains craignent de payer le prix de la guerre en Irak

WASHINGTON — Les républicains, préoccupés d’avoir à payer le prix pour la guerre en Irak en perdant le contrôle du Congrès, ont commencé à critiquer la position du président George W. Bush face au conflit, en lui retirant leur appui, à une semaine à peine des législatives.

Les exhortations toujours plus nombreuses des républicains pour sortir les soldats étasuniens du pays arabe surviennent tandis que la Maison blanche parait vouloir changer le cours des évènements ou du moins en changer la perception.

Les élections législatives auront lieu le 7 novembre.

Le sénateur de Virginie, John Warner, président de la Commission des forces armées, a semblé ouvrir la porte aux critiques républicaines en vers la politique en Irak, ce mois-ci, quand il a dit que la guerre perdait son sens et qu’un changement à court terme pourrait être nécessaire.

D’autres républicains ont fait des commentaires au cours des derniers jours:

La sénateure Kay Bailey Hutchison a dit qu’il n’aurait pas appuyé l’invasion s’il avait su qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak et a proposé de diviser le pays en trois régions.

Le sénateur George Allen qui affronte une situation complexe pour sa réélection face à l’opposant démocrate James Webb, a cessé de réitérer son appui à la politique actuelle pour signaler que «nous ne pouvons pas continuer à faire les mêmes choses et attendre des résultats différents. Nous devons adapter nos opérations, adapter nos tactiques».

Pour sa part, le sénateur Conrad Burns a dit dans un débat mené la semaine dernière où il a affronté le démocrate John Tester qu’il était d’accord avec la demande de changement de stratégie faite par Warner et qu’il considérait que Bush avait déjà en main un plan pour gagner la guerre bien qu’il ne l’ait pas encore fait connaître.

Ce commentaire lui a valu d’être ridiculisé par les démocrates qui ont comparé ce «plan» avec le faux «plan secret» de Richard Nixon pour gagner au Vietnam.

L’ex-secrétaire d’État Colin Powell, les sénateurs républicains Lincoln Chafee, Chuck Hagel,Susan Collins et Olympia Snowe ainsi que d’autres membres du parti à la Chambre des représentants se sont aussi exprimés contre les politiques de Bush.

Le sujet prend toujours plus d’importance dans les campagnes et perturbe le panorama politique. Cela et le fait que le parti au pouvoir perde du terrain face aux élections législatives a rendu les républicains nerveux, spécialement ceux impliqués dans le scrutin.

Les démocrates souhaitent obtenir les 15 sièges nécessaires pour contrôler la Chambre des représentants où les 435 qu’ils détiennent sont disputés à cette élection, tout comme les six que nécessite le Sénat où 33 des 100 sièges qui le composent seront décidés dans ce cote. (AP)
 

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