Israël reconnaît
avoir lancé des bombes au phosphore contre le Liban
• Une violation flagrante de
la convention internationale
de la part de l’allié de la Maison Blanche
LONDRES, le 22 octobre. – Pour la première fois,
Israël a admis avoir utilisé des bombes illégales au
phosphore blanc durant l’agression contre le Liban
en juillet et août dernier, selon les informations
de la BBC.
Le ministre israélien pour les Relations avec le
Parlement, Jacob Edery, a confirmé que les bombes
avaient été lancées « contre des cibles militaires
en champs ouverts », bien que des sources
hospitalières libanaises aient dénoncé que des
civils de ce pays ont été victimes de telles armes
interdites.
Les armes au phosphore provoquent des brûlures
chimiques et aussi bien la Croix Rouge que les
associations des droits de l’homme indiquent que ce
type de bombes sont classées comme armes chimiques.
La Convention de Genève interdit l’usage de
phosphore blanc comme arme incendiaire contre les
populations civiles et dans les attaques aériennes
contre des forces militaires situées dans des zones
civiles.
Edery a confirmé, durant une séance parlementaire,
au nom du ministre de la Défense, Amir Peretz, que
les armes ont été utilisées durant les combats.
Le monde se rappelle les terribles effets du
phosphore blanc durant l’agression du Vietnam de la
part des Etats-Unis, dont l’allié réédite aujourd’hui
la barbarie.