Des terroristes
cubano-américains négocient avec le ministère Public
DEUX terroristes cubano-américains notoires,
Santiago Alvarez et Osvaldo Mitat, ont reconnu hier,
à Fort Lauderdale, leur culpabilité à une accusation
de possession illégale d’armes, après avoir
soudainement négocié avec le ministère public afin
de s’éviter un procès risqué devant jury hors du
sanctuaire mafieux de Miami.
L’accord réduit le nombre d’accusations de trois
à une, en écartant une accusation de contrebande
d’armes qui prévoit 20 ans de prison.
Alvarez et Mitat pourraient cependant demeurer
derrière les barreaux quelques années de plus, la
sentence réclamée par la Cour étant de cinq ans.
Le brusque changement de stratégie légale
démontre clairement que la mafia cubano-américaine
considère Miami comme un territoire qu’elle domine
suffisamment pour manipuler un jury et imposer sa
volonté.
Ce qui donne implicitement raison aux avocats des
Cinq qui, précisément, allèguent qu’un procès
impartial est impossible dans la métropole de la
Floride.
Depuis des mois, les représentants de Alvarez et
Mitat ont essayé sans succès d’obtenir un changement
de siège qui leur a été refusé de façon répétée par
le juge James Cohn.
Selon la presse locale, le ministère public avait
l’intention de démontrer qu’en 2001, Alvarez a
financé une infiltration terroriste à Cuba, dont une
des missions était de lancer des bombes dans le
célèbre cabaret Tropicana quand il y se
trouverait un public nombreux.
Les terroristes cubano-américains Alvarez et
Mitat, bénéficiant de l’immunité accordée par Bush,
n’ont cependant pas été accusés de conspiration pour
réaliser des actes de terrorisme.
Les sentences seront prononcées le 14 novembre. •