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S C I E N C E   E T   T E C H N O L O G I E

La Havane. 8 Janvier 2007

2006, la sixième année la plus chaude de l’histoire, selon l’Organisation météorologique mondiale

PAR ALBERTO D. PEREZ, spécialement pour Granma international

LA terre est sur la mauvaise route, affirme l’Organisation météorologique mondiale (OMM, un organisme des Nations unies qui effectue, entre autres, des études sur les changements climatiques à l’échelle planétaire.

Selon des données que cet organisme vient de faire connaître, 2006 est la sixième année la plus chaude de toute l’histoire connue de notre planète, et cela est dû aux émissions non contrôlées de gaz à effet de serre provenant des principaux pays industrialisés.

Ajouter à cela le fait qu’on continue de pratiquer des coupes à blanc dans les forêts — les arbres capturent le CO2 , l’anhydride de carbone, un des principaux gaz contaminants — et nous avons un panorama plutôt triste et incertain de ce qui nous attend dans le futur.

Selon l’OMM, la température moyenne a augmenté de 0,42 degrés Celsius par rapport à la température moyenne entre 1960 et 1990, qui était de 14 degrés centigrades. Toujours selon l’OMM, en 2006, il y a eu dans certaines régions des sécheresses prolongées, de fortes pluies et des inondations dans d’autres, tandis que le sud-est asiatique a été balayé par des typhons mortels, qui ont fait des milliers de victimes.

La fonte des calottes polaires est un phénomène tout aussi inquiétant. Dans l’Arctique seulement, 60 412 kilomètres carrés de glaciers ont fondu. Ce phénomène fait monter dramatiquement le niveau des océans, menaçant ainsi les petits États insulaires, de même que des pays et des villes côtières dont les terres sont sous le niveau de la mer.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) s’est récemment penché sur cette question, lors d’une rencontre à Nairobi. C’est à cette occasion qu’il a été proposé, entre autres, de planter 140 milliards d’arbres au cours des dix prochaines années, si on veut véritablement lutter contre le réchauffement global et ses conséquences néfastes.

Le refus, de certains pays industrialisés, d’adhérer au Protocole de Kyoto, qui prévoit de mieux contrôler les émissions de gaz à effets de serre dans l’atmosphère, constitue un obstacle presque insurmontable pour qui veut améliorer la situation actuelle.

Il faut continuer d’exercer des pressions sur les pays récalcitrants pour qu’ils entendent l’appel général de souscrire au protocole de Kyoto et prennent les mesures nécessaires pour parvenir à assainir l’atmosphère de la planète.

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