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Nous faisons entièrement confiance à la
jeunesse
• A affirmé le premier vice-président
Machado Ventura lors d’une visite dans les provinces
orientales
• LAS TUNAS.— José Ramon Machado
Ventura, premier vice-président du Conseil d’Etat et du
Conseil des ministres, a réaffirmé dans cette ville de
l’est du pays que la direction politique du pays faisait
entièrement confiance à la jeunesse cubaine, en
signalant qu’elle continue de bien travailler et de
jouer le rôle qui lui revient.
En entrant davantage dans les
détails, Machado Ventura a critiqué «ceux qui blâment
les nouvelles générations pour certaines attitudes
négatives isolées qui n’ont rien à voir avec le
comportement général des jeunes», au cours d’un
entretien avec des membres de l’Union des jeunesses
communistes réunis à l’hôpital Dr Ernesto Guevara, une
institution de santé que le membre du Bureau politique a
visitée en compagnie de Teresa Amarelle Boué, première
secrétaire du Parti communiste de Cuba dans cette
province.
«Si la jeunesse ne fait pas
plus, a-t-il souligné, c’est parce que nous-mêmes, qui
sommes plus âgés et plus expérimentés, nous ne sommes
pas assez exigeants avec elle et nous ne l’orientons pas
suffisamment dans la voie et les tâches les plus
essentielles. C’est pourquoi nous renouvelons notre
entière confiance envers les jeunes.»
Les visites de l’hôpital Guevara
et de la polyclinique Guillermo Tejas, sont venues
confirmer non seulement la présence décisive des jeunes
dans le secteur, mais aussi leur rôle dans les
alternatives concrètes d’économies et l’utilisation
optimum du matériel et des équipements médicaux.
A son passage par le territoire
de Granma, lors d’un échange avec le personnel médical
de Manzanillo, Yara et Bayamo, le membre du Bureau
politique a expliqué qu’il fallait à tout prix utiliser
à bon escient les équipements coûteux que le pays a
achetés, de ne les employer qu’en cas de nécessité, sans
diminuer la qualité des soins médicaux.
A l’hôpital Celia Sanchez, de la
principale ville de Guacanayabo, il a pu observer les
conditions de préservation d’un tomographe axial assisté
par ordinateur, dont le tube émetteur de rayons X (prix
d’achat pour le pays: 50 000 dollars) continue toujours
de fonctionner bien qu’il ait été utilisé deux fois plus
que prévu.
Il a pu aussi vérifier le bon
état d’un autre tomographe et d’un appareil de
diagnostic de l’ostéoporose à l’hôpital Carlos Manuel de
Céspedes, de Bayamo, une unité qu’il a inaugurée en
octobre 1967 et qui, depuis lors, a multiplié la
quantité et la qualité de ses services.
Machado Ventura était accompagné,
lors de la visite, de Luis Virelles Barreda, premier
secrétaire du Parti de la province de Granma, et de
Jesus Infante Lopez, président du Pouvoir populaire de
la province.
A MATANZAS
Le premier vice-président cubain
a aussi visité des installations de santé de la province
occidentale de Matanzas, où il a souligné l’importance
d’élever l’efficacité et la rationalité dans
l’utilisation des ressources humaines et matérielles,
comme la seule façon, a-t-il dit, de disposer d’un
système de santé durable.
«Même à l’époque de la crise (période
spéciale), aucun hôpital n’a été fermé, comme c’est
souvent le cas dans le monde capitaliste, mais nous
devons éviter de gaspiller les ressources. Autrement
nous serons dans l’impossibilité de préserver
l’excellent système de santé qui fait la fierté de
Cuba», a-t-il déclaré lors d’un entretien avec les
dirigeants et les travailleurs de l’Hôpital José Lopez
Tabranes. •
pie de foto
Machado Ventura s’entretient
avec des travailleurs de l’hôpital «Dr Ernesto Guevara»,
à Las Tunas.
Un engagement avec les peuples
de l’Alliance
Anneris Ivette Leyva Garcia
• A l’issue du 8e Sommet de
l’ALBA qui vient de clore ses travaux à La Havane,
Marcia Cobas, vice-ministre de la Santé publique, a reçu
116 médecins spécialistes, dont des généticiens et des
physiothérapeutes cubains de notre pays qui pendant un
mois ont réalisé une étude sur la situation du handicap
dans quatre régions de la République de Bolivie.
«Maintenant, dans le cadre d’une
mission de l’ALBA, notre président Raul Castro nous a
confié la mission de conclure l’œuvre commencée par
Fidel, si bien que notre engagement n’est pas seulement
avec nos dirigeants, mais avec les peuples membres de
l’Alliance», a-t-elle dit.
Après les avoir félicités pour
le travail accompli en Bolivie, la vice-ministre a
relevé l’attitude de la quarantaine de médecins de la
mission équatorienne «Manuela Espejo», qui ont répondu
présents en rejoignant la brigade «Moto Mendez», en
Bolivie, dans ce qu’elle a qualifié de beau geste de
solidarité.
Pour le spécialiste en génétique
clinique Roberto Lardaeyt, qui a déjà travaillé comme
coopérant au Venezuela et en Equateur, la mission «Moto
Mendez» est une œuvre empreinte d’un profond humanisme,
«car elle nous a permis d’apporter dans les foyers
extrêmement pauvres de Bolivie une attention médicale
qui dans de nombreux pays reste réservée aux élites
sociales».
Le Dr Lardaeyt a également
profité de son séjour dans ce pays andin pour visiter le
site où furent enterrés les restes du Che, dont
«l’exemple m’a inspiré dans mon travail et m’a aidé à
supporter les conditions climatiques les plus adverses».
Au nom des fonctionnaires du
ministère de la Santé, la jeune Isabel Gonzalez, du
Département de vulgarisation scientifique, a remercié
les membres de cette brigade composée de femmes à plus
de 80%, pour leur noble travail auprès des personnes
handicapées, un signe que tout n’est pas perdu et qu’un
autre monde est possible. •
pie de foto
La vice-ministre Marcia Cobas (à
gauche) a accueilli les coopérants.
Le groupe de spécialistes
cubains a réalisé une étude sur la situation du handicap
dans quatre régions de Bolivie.
A PROPOS DE LA GRIPPE A H1N1
Cuba mène une
action sanitaire sans précédent
auprès des femmes enceintes
José A. de la Osa
• GRACE aux efforts sans
précédent déployés par le système sanitaire cubain, le
personnel de santé et d’autres secteurs, il s’exerce
aujourd’hui, quotidiennement, une étroite surveillance
clinique et épidémiologique sur l’ensemble de la
population de femmes enceintes ou venant d’accoucher: il
s’agit de détecter des symptômes de troubles
respiratoires.
Cette initiative répond à un
problème concret: la pandémie de grippe A H1N1, dont le
virus est particulièrement agressif envers les femmes
enceintes qui constituent donc un groupe à risques
élevés. Dans leur cas, la grippe peut en effet évoluer
vers des formes sévères.
Le Dr Doris Sierra Pérez,
directrice nationale des soins primaires au ministère de
la Santé publique, a déclaré à Granma que cette
politique a été mise en œuvre dès septembre dernier. Il
est en effet prouvé que le virus peut occasionner en
l’espace de quelques heures de graves lésions
pulmonaires, qui conduisent les patientes en salle de
soins intensifs.
Les femmes enceintes et celles
qui viennent d’accoucher reçoivent donc des visites
quotidiennes de personnel sanitaire à leur domicile. A
la moindre manifestation de grippe, elles sont
immédiatement hospitalisées et soumises au traitement
indiqué.
Selon les chiffres fournis à
Granma, sur les 65 456 femmes enceintes et 16 507
accouchées (soit un total de 81 963) que compte
actuellement le pays, 96% reçoivent des visites
quotidiennes et, à ce jour, 12 065 ont dû être
hospitalisées.
Le Dr Sierra a souligné
«l’abnégation et le dévouement» du personnel de santé et
informé que des étudiants en médecine ont été appelés à
participer à cette tâche de la plus haute importance qui
contribue à sauver des vies humaines.
Elle a tenu à signaler que cette
opération bénéficie du soutien efficace des
organisations politiques et de masses et de plusieurs
autres secteurs de la société, tous animés par la
volonté politique de notre gouvernement révolutionnaire,
pour lequel la santé constitue le premier des droits de
l’Homme. •
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