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Le
Venezuela et Cuba ont le devoir de résister
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Raul et Chavez sur la même
longueur d'onde lors de la 10e Session de la Commission
intergouvernementale
Aida
Calviac Mora
• «LE Venezuela et Cuba ont le
devoir de résister. Notre histoire commune, celle de
Bolivar et de Marti, nous y engage, et c’est également
un engagement envers tous les peuples de Notre Amérique»,
a affirmé le président du Conseil d’Etat et du Conseil
des ministres, le général d’armée Raul Castro Ruz, qui a
présidé, aux côtés du chef d’Etat vénézuélien Hugo
Chavez Frias, la cérémonie de clôture de la 10e Session
de la Commission intergouvernementale entre les deux
pays.
«Voilà presque 10 ans que Cuba
et le Venezuela travaillent en commun, avec l’accord des
gouvernements respectifs et grâce aux efforts des
meilleurs d’entre nous. Nous avons jeté les bases d’un
projet d’intégration humanitaire et solidaire», a
affirmé Raul lors de la réunion de travail qui s’est
tenue au Palais des Congrès de La Havane.
«Le Venezuela est actuellement
le premier partenaire commercial de Cuba, a-t-il précisé,
et ces résultats ont été rendus possibles grâce aux
Missions sociales, qui représentent un modèle inédit de
justice sociale en faveur des plus démunis.»
Pour sa part, Chavez a signalé
que les changements qui se produisent actuellement en
Amérique latine ne constituent pas une seconde
indépendance. «Il s’agit, a-t-il dit, de la même lutte,
qui n’est pas encore terminée. Il nous incombe
maintenant d’achever ce processus commencé il y a 200
ans, et nous le ferons, personne ne pourra nous en
empêcher.»
Puis il a poursuivi: «Fidel ne
cesse de me répéter que si la Révolution bolivarienne
venait à échouer, c’est tout le continent qui tomberait
de nouveau entre les mains de l’impérialisme yankee.
Mais moi, je me dois de préciser une chose, le plus
sincèrement du monde: S’il n’y avait pas eu la
Révolution cubaine, la Révolution vénézuélienne
n’existerait pas. Nous sommes donc obligés à travailler
ensemble pour consolider nos révolutions, parce que,
essentiellement, ce sont les mêmes, et nous n’avons pas
le droit d’échouer.»
Le leader vénézuélien a, par
ailleurs, précisé que cette réunion est sans précédent
dans l’histoire du processus d’intégration: quelque 285
projets ont été établis. Ils seront réalisés par 52
institutions du Venezuela et de Cuba et profiteront donc
aux deux peuples.
Les deux dirigeants ont souligné
que la coopération bilatérale, basée sur le
désintéressement et le bénéfice mutuel, s’est améliorée
et accrue.
La Commission mixte, qui gère 11
projets techniques et qui s’est réunie les 11 et 12
décembre derniers, a adopté le programme de travail pour
l’an 2010, qui concernera les domaines de la santé, de
l’éducation, des sports, de la culture, de l’énergie, de
l’agriculture, de l’informatique et des communications,
des mines, de la sidérurgie et des industries
pharmaceutique et sucrière.
Les délégations des deux pays
ont également souligné qu’il était nécessaire de tenir
compte de la grave crise économique, due aux politiques
néolibérales, qui touche tout particulièrement les pays
du Tiers Monde.
Ricardo Cabrisas, vice-président
du Conseil des ministres de Cuba, et le vice-président
vénézuélien Rafael Ramirez Carreño, ministre du Pouvoir
populaire pour l’Energie et le Pétrole, ont également
assisté à la clôture de la 10e Session de la Commission
intergouvernementale.
Un peu plus tôt dans la journée,
on avait relevé le caractère hautement symbolique de ce
rendez-vous car il coïncidait avec le 15e anniversaire
de la première visite de Chavez à Cuba et de sa
rencontre historique avec le Commandant en chef Fidel
Castro Ruz, et avec le 5e anniversaire de la Déclaration
politique, adoptée par les deux leaders, le 14 décembre
2004, et qui allait devenir l’acte fondateur de l’ALBA.
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