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Selon William Norris, l’avocat de Ramon:
«La seule façon de résoudre le problème
des Cinq, c’est de les libérer»
Deisy Francis Mexidor
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quittant la Cour, le mardi 9 décembre, Me
William Norris s’est dit tout de même satisfait, «même
si ce n’est pas ce que nous souhaitions», car, au moins,
la sentence de Ramon Labañino Salazar, un des Cinq Héros
cubains emprisonnés injustement depuis plus de 11 ans
aux Etats-Unis, a été réduite.
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Me William Norris,
l’avocat de Ramon Labañino. |
William
Norris fait partie de l’équipe d’avocats qui assure la
défense des Cinq antiterroristes cubains, et il
s’occupe, en particulier, de la cause de Ramon. Il a
livré ses commentaires sur cette nouvelle étape qui
commence.
Cette
nouvelle sentence, selon lui, va entraîner des
changements dans les conditions de détention de Ramon,
a-t-il signalé. «Nous pouvons maintenant établir, à tout
le moins, une date où Ramon pourra retrouver sa liberté
et retourner vivre parmi sa famille à Cuba. Il pourra
également terminer de purger sa peine dans un
établissement autre qu’une prison à sécurité maximale.»
Mais,
a-t-il dit, «nous devons continuer de batailler ferme»
afin que le gouvernement des Etats-Unis trouve une
solution définitive à l’affaire des Cinq. Et la seule
solution, c’est qu’ils soient libérés».
Il a
précisé que la peine de 30 ans de prison prononcée
contre Labañino Salazar, venue remplacer la prison à
perpétuité plus 18 ans de prison, «demeure une peine
excessive».
Désormais, a-t-il précisé, l’équipe de la défense
concentrera ses efforts sur la cause de Gerardo
Hernandez Nordelo, qui a été condamné à deux peines à
perpétuité plus 15 ans. «Il a été victime de la plus
grande injustice dans toute cette affaire.»
Me
William Norris a affirmé que défendre la cause des Cinq
a été une expérience extraordinaire. «Dès le début du
procès, commente-t-il, j’ai dit à la juge que Ramon
Labañino était ce que Cuba avait produit de mieux et de
plus intelligent. Je suis choqué et bouleversé de voir
que cet homme est traité comme un criminel alors que
c’est un être exceptionnel.»
En
entendant ces paroles de son avocat, je revoie l’image
de Ramon pendant le procès. Il était impressionnant, il
répondait toujours sans hésiter aux questions de la juge
Joan Lenard, dans ce huis clos où ni lui, ni ses
camarades n’auraient jamais dus être emmenés. • |