L’HISTOIRE NOUS A DONNÉ RAISON
En Amérique latine, nous devons affronter
actuellement un empire en difficulté, démoralisé, qui
est impliqué dans des guerres génocides. En Irak, il a
perdu beaucoup de soldats et ceux qui en reviennent
souffrent de graves problèmes psychologiques ou
désertent tout simplement pour ne pas avoir à revivre ce
cauchemar. En Afghanistan où il s’embourbe un peu plus,
les agences de presse rapportent qu’un soldat afghan sur
quatre a déserté l’armée au cours des douze derniers
mois, ce qui rend la situation de l’armée étasunienne de
plus en plus critique. Les Etats-Unis, par ailleurs,
sont plongés dans une grave crise économique, même s’ils
veulent nous faire croire que la reprise est à leur
porte.
Malgré cette situation, ils continuent de soutenir
des putschs contre des gouvernements démocratiquement
élus, comme au Honduras, et ils font étalage de leur
puissance en créant de nouvelles bases militaires sur
notre continent afin de remplacer la perte de certaines
autres bases stratégiques comme celle de Manta, en
Equateur.
Ce sont autant de raisons de se méfier des «bonnes
intentions» de l’empire, d’autant plus que certaines
promesses avancées durant la campagne électorale de
Barack Obama ont été abandonnées. Et surtout, ne jamais
oublier que peu importe qui se trouve assis dans le
salon ovale de la Maison-Blanche, l’industrie de
l’armement et les grandes corporations sont les vrais
détenteurs du pouvoir dans ce pays. Ce sont eux qui
s’arrogent le droit d’intervenir dans n’importe quelle
partie du monde, en inventant tous les prétextes, en
faisant fi du Droit international et de tout autre texte
juridique.
C’est ainsi qu’ils ont toujours agi à ce jour.
Les problèmes internes semblent miner la première
étape du mandat de Barack Obama. Notre pays, si petit
soit-il, a toujours été, depuis les siècles passés,
l’objet de convoitise des Nord-américains pour qui Cuba,
en raison de sa position stratégique, semblait détenir
la «clé du golfe». C’est la raison pour laquelle nous
nous protégeons, peu importe qui gouverne à Washington.
Cuba continue d’être une épine dans le pied de
l’impérialisme yankee. Et l’impérialisme étant ce qu’il
est, nous devons continuer de nous préparer avec la même
efficacité que si nous devions affronter le plus
puissant des cyclones.
Voilà pourquoi nous demeurons vigilants à travers
tout le territoire. Nous continuerons d’entraîner nos
forces armées, de former nos soldats, de bien entretenir
nos armes, de revoir régulièrement nos systèmes de
défense et de vérifier assidûment la combativité de nos
troupes, en joignant la théorie à la pratique, comme si
nous étions en guerre.
Les différentes régions du pays ont pris les mesures
qui s’imposaient et elles ont fourni la réponse
appropriée face à chaque situation donnée, dans le cadre
des manœuvres Bastion 2009.
Les endroits susceptibles d’être attaqués, par voie
aérienne, terrestre ou maritime, ont été inspectés et
évalués. Nous avons vérifié les principales voies
d’accès, nos capacités combatives et notre savoir-faire,
sans oublier l’évacuation des blessés, l’entreposage de
la nourriture et le ravitaillement, les zones de
résistance, le transfert des blessés, le maintien de la
production en temps de guerre de même que la poursuite
des affaires de l’Etat en situation extraordinaire.
Bastion 2009 figure parmi les meilleurs exercices
militaires que nous ayons effectués jusqu’à maintenant,
avec des troupes solidement entraînées.
La meilleure
maniÈre d’Éviter la guerre est de s’y prÉparer
Il ne s’agit pas seulement de dissuader, mais d’être
bien entraîné au maniement des armes comme à
l’organisation. Cuba a toujours voulu la paix et rejeté
la guerre, et c’est précisément la raison pour laquelle
elle se livre à des exercices nationaux et stratégiques
comme celui-ci, car elle applique au pied de la lettre
la maxime de Raul selon laquelle la meilleure manière
d’éviter la guerre est de bien se préparer pour la
gagner, si l’ennemi nous l’impose.
C’est pourquoi il est important que Bastion 2009 ait
démontré le niveau élevé de perfectionnement de nos
troupes, sa maîtrise d’un armement de pointe et, mieux
encore, l’aptitude de son peuple à faire face, à chaque
moment, à toute situation créée par l’agresseur.
Il a insisté sur le mérite et l’efficacité des jeunes
officiers, supérieurs ou non, qui ont montré qu’ils
étaient les continuateurs de l’invincible Armée rebelle.
Le général d’armée a tenu à leur exprimer «notre
reconnaissance pour le rôle important qu’ils assument
dans le système défensif de notre pays. Ce sont des
jeunes bien préparés, discrets et simples, les dignes
enfants de ce peuple qui les a forgés pour qu’ils
puissent jouer leur rôle».
Raul a aussi rappelé que le tiers des généraux
cubains étaient issus des écoles militaires Camilo
Cienfuegos, créées par la Révolution.
Le président du Conseil d’Etat et du Conseil des
ministres a informé qu’une évaluation préliminaire
permet de relever des progrès sensibles au niveau des
résultats par rapport aux exercices de 2004, mais, a-t-il
souligné, «tout ce que nous faisons est susceptible de
perfectionnement, et cette attitude est essentielle face
à un phénomène aussi complexe que la guerre, qui évolue
constamment et rapidement».
Bastion 2009 a montré que le peuple était bien décidé
à veiller de près sur sa souveraineté et sa Révolution,
et il a permis de constater le niveau d’organisation et
de professionnalisme de la défense, aussi bien pour les
troupes régulières que parmi la population.
Bastion se distingue des manœuvres militaires qui ont
lieu un peu partout dans le monde en ce sens qu’il
s’agit d’un exercice purement défensif. Cuba ne teste ni
ne testera jamais des stratégies d’agression contre
aucune région du monde, mais elle saura défendre jusqu’à
la dernière goutte de sang son indépendance et sa
souveraineté, qui sont les filles d’une Révolution qui
ne connaît pas la défaite.