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La santé à la portée de tous
Elson Concepcion Pérez
• LA
formation de ressources humaines dans le domaine de la
santé et le développement de services essentiels,
garantissant des soins médicaux de qualité et
accessibles à tous, est sans doute l’aspect le plus
humain des échanges solidaires entre les pays membres de
l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre
Amérique (ALBA).
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Le programme intégral de santé
fonctionne dans 44 pays avec la participation de 4
313 coopérants. |
Cette
nouvelle forme d’intégration centrée sur la lutte contre
la pauvreté et l’exclusion sociale constitue en quelque
sorte le patrimoine du présent et l’avenir de nos
nations. Elle sème la solidarité dont les graines
germent un peu partout pour améliorer le qualité de vie
de millions de Latino-américains et de Caribéens.
Cuba
connaît ce que signifie le mot solidarité depuis janvier
1959, lorsque triompha sa Révolution. Notre pays décida
alors de partager ce qu’il avait avec les peuples frères
qui en avaient besoin.
Lorsque
naquit l’ALBA, en décembre 2004, des médecins, des
infirmières et d’autres personnels de la santé de notre
pays avaient déjà fait naître l’espoir d’un monde
meilleur dans plusieurs endroits de la planète aux
prises avec des systèmes de santé déficients ou
simplement inexistants.
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Plus de 1,5 million de
Latino-américains et Caribéens ont pu retrouver la
vue grâce à l’Opération Miracle. |
Cuba a
contribué à l’amélioration des conditions sanitaires en
envoyant des équipes médicales dans des régions
démunies, mais aussi - et ceci est peut-être encore plus
important – en formant rapidement, ici et ailleurs, du
personnel médical et technique capable de renverser la
situation sanitaire déplorable régnant aujourd’hui dans
les pays bénéficiaires.
Le
commandant en chef Fidel Castro ne s’est pas trompé
lorsqu’il a demandé qu’on forme des médecins capables de
transformer le système de santé de leurs pays parce
qu’ils auront acquis, au-delà des connaissances
scientifiques et techniques nécessaires, le sens de
l’engagement social et de l’appartenance à leur nation.
C’est dans
ce but qu’a été créée l’Ecole latino-américaine de
médecine (ELAM), inaugurée par Fidel le 15 novembre
1999. Quelque 7 256 médecins y ont reçu leur diplôme,
dont plus de 2 100 sont issus des Etats membres de
l’ALBA. Actuellement, 21 359 personnes, provenant de 100
pays, y étudient, dont 12 017 sont inscrits au nouveau
programme de formation de médecins latino-américains
distribués dans toutes les universités et facultés
médicales de l’île.
L’Ecole a
aujourd’hui une filiale au Venezuela, qui devra former
dans les prochaines années non moins de 40 000 médecins,
dont 26 996 sont déjà en cours de préparation. La nation
bolivarienne formera également 2 000 spécialistes en
médecine générale intégrale.
Le miracle de la vue
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Des centres de santé, dotés de la
technologie la plus moderne, offrent une
assistance gratuite dans nos nations. |
Selon
l’Organisation mondiale de la santé, il existe à travers
le monde plus de 37 millions d’aveugle, qui ont manqué
de soins préventifs. Parmi eux, on compte 1,5 million
d’enfants.
Selon la
même source, plus de 50% des cas de cécité pourraient
être guéris par des chirurgies de la cataracte, à raison
de deux mille à quatre mille par année pour chaque
tranche d’un million de personnes.
Ces
chiffres ne sont atteints que dans quelques pays
développés, du fait que partout ailleurs les soins
médicaux sont peu accessibles et la chirurgie coûte trop
cher.
Or, un des
programmes de santé les plus humains de l’histoire
universelle a vu le jour le 5 juillet 2004, lorsque les
présidents de Cuba et du Venezuela, Fidel Castro et Hugo
Chavez, ont décidé de mettre en oeuvre un plan de
coopération entre les deux nations pour soigner les
patients présentant des affections oculaires.
C’est ainsi
que l’Opération Miracle a permis d’opérer plus de 1,5
million de Latino-américains et de Caribéens, parmi les
plus pauvres, qui ont ainsi pu ouvrir les yeux à la vie.
La plupart
de ces patients ont été opérés dans 61 centres
d’ophtalmologie et 92 blocs opératoires donnés par Cuba
à vingt pays.
Programme intégral de santé
A la fin de
1998, lorsque de puissants ouragans ont déferlé sur
plusieurs pays d’Amérique centrale et des Caraïbes, Cuba
a réagi immédiatement en envoyant du personnel médical
sur place et en demandant aux pays développés de fournir
de l’équipement technique et des médicaments.
La première
équipe partait pour la République dominicaine le 27
septembre, et d’autres suivirent dans le même mois pour
apporter leur savoir-faire au Honduras, au Guatemala, au
Nicaragua et à Haïti. Fin décembre 1998, 424 coopérants
cubains étaient à pied d’œuvre dans ces pays.
Le 21
novembre de la même année, après le passage en Amérique
centrale de l’ouragan Mitch, le commandant en chef Fidel
Castro traçait les grandes lignes d’un Programme
intégral de santé, dont les principes avaient été
élaborés deux mois plus tôt, à l’occasion de l’aide
apportée au peuple haïtien.
Ce
programme requérait avant tout du «capital humain» que
Cuba était en mesure de fournir: des médecins capables
de travailler dans les lieux les plus reculés, d’accès
difficile, pour soigner gratuitement tous leurs
habitants sans distinction de race, de croyance ou
d’idéologie, sans jamais prétendre remplacer les
médecins locaux ni s’immiscer dans les affaires
intérieures du pays où ils se trouvaient.
L’objectif
fondamental n’était pas seulement de sauver des êtres
humains mais aussi d’élever la qualité de vie des
habitants des zones marginalisées.
Ce
programme s’applique aujourd’hui dans 44 Etats, avec la
participation de 4 313 coopérants, dont 2 920 médecins.
L’ALBA
renferme tous ces ingrédients de solidarité humaine: la
graine et le fruit de ce qui sera l’avenir de nos
peuples unis. •
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