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Aucun accord pour l’instant au Sommet sur
le changement climatique
COPENHAGUE, 17 décembre. – Au Sommet des Nations Unies
sur le changement climatique, qui termine aujourd’hui
ses travaux à Copenhague, aucun accord concret n’était
encore en vue, et les appels de plusieurs chefs d’Etat
pour parvenir à un consensus avant qu’il ne soit trop
tard demeuraient sans réponse.
Selon
l’Agence EFE, on assiste à une véritable course contre
la montre dans les couloirs du Bella Center où se
déroule la réunion, dans un ultime effort pour arriver à
une entente minimale plutôt qu’à un accord juridique qui
lierait la communauté internationale, comme le
souhaiteraient la majorité des 192 pays participants.
Pendant ce temps, les organisation et mouvements sociaux
du Danemark et d’autres pays se sont donné rendez-vous
jeudi au stade Valby Hallen de Copenhague afin
d’entendre le discours du président vénézuélien Hugo
Chavez. Celui-ci a commencé son discours aux cris de
«Vive la jeunesse, le volcan du socialisme, le volcan
des peuples!»
Rappelant qu’aujourd’hui, c’était l’anniversaire de la
mort de Simon Bolivar, le chef d’Etat a signalé que le
grand Libertador constitue toujours un exemple pour la
jeunesse d’Amérique latine et du monde entier. «Je tiens
à vous dire qu’en ce 17 décembre, je souhaite rendre
hommage à un révolutionnaire immense, à un jeune
immense, à notre père à tous», a-t-il lancé.
Selon
l’agence de presse internationale YVKE, le
vice-président de Cuba, Esteban Lazo, qui assistait
meeting populaire, a pris la parole lors de la session
plénière du Sommet. Etaient également présent, entre
autres représentants des pays membres de l’ALBA, le
ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Samuel
Santos.
De son
côté, le président bolivien Evo Morales a également pris
la parole lors de la session plénière. Il a proposé la
tenue d’un référendum populaire, auquel participeraient
tous les pays de la planète, afin que la population se
prononce sur la nécessité de prendre des mesures pour
protéger Pachamama, la Terre-nourricière.
Ovationné à plusieurs reprises, Morales a affirmé que si
les gouvernements des pays riches refusaient la tenue
d’un tel référendum, les peuples représentés par leurs
organisations populaires ici à Copenhague, à l’instar
des manifestants danois, avaient, eux, largement
démontré, par leurs protestations, qu’ils approuvaient
cette initiative.
Le
ministre équatorien des Affaires étrangères, Fander
Falconi, a également prononcé un discours pour demander
à tous les peuples d’assumer une responsabilité morale
et éthique envers la planète. Il a souligné que les
nations sous-développées sont des «pollueurs passifs»
tandis que les pays industrialisés sont les responsables
de la dette climatique historique que nous avons
aujourd’hui envers la Terre-nourricière. (SE)
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