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 I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 18 Décembre 2009

Aucun accord pour l’instant au Sommet sur le changement climatique

COPENHAGUE, 17 décembre. – Au Sommet des Nations Unies sur le changement climatique, qui termine aujourd’hui ses travaux à Copenhague, aucun accord concret n’était encore en vue, et les appels de plusieurs chefs d’Etat pour parvenir à un consensus avant qu’il ne soit trop tard demeuraient sans réponse.

Selon l’Agence EFE, on assiste à une véritable course contre la montre dans les couloirs du Bella Center où se déroule la réunion, dans un ultime effort pour arriver à une entente minimale plutôt qu’à un accord juridique qui lierait la communauté internationale, comme le souhaiteraient la majorité des 192 pays participants.

  Pendant ce temps, les organisation et mouvements sociaux du Danemark et d’autres pays se sont donné rendez-vous jeudi au stade Valby Hallen de Copenhague afin d’entendre le discours du président vénézuélien Hugo Chavez. Celui-ci a commencé son discours aux cris de «Vive la jeunesse, le volcan du socialisme, le volcan des peuples!»

  Rappelant qu’aujourd’hui, c’était l’anniversaire de la mort de Simon Bolivar, le chef d’Etat a signalé que le grand Libertador constitue toujours un exemple pour la jeunesse d’Amérique latine et du monde entier. «Je tiens à vous dire qu’en ce 17 décembre, je souhaite rendre hommage à un révolutionnaire immense, à un jeune immense, à notre père à tous», a-t-il lancé.

  Selon l’agence de presse internationale YVKE, le vice-président de Cuba, Esteban Lazo, qui assistait meeting populaire, a pris la parole lors de la session plénière du Sommet. Etaient également présent, entre autres représentants des pays membres de l’ALBA, le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Samuel Santos.

  De son côté, le président bolivien Evo Morales a également pris la parole lors de la session plénière. Il a proposé la tenue d’un référendum populaire, auquel participeraient tous les pays de la planète, afin que la population se prononce sur la nécessité de prendre des mesures pour protéger Pachamama, la Terre-nourricière.

  Ovationné à plusieurs reprises, Morales a affirmé que si les gouvernements des pays riches refusaient la tenue d’un tel référendum, les peuples représentés par leurs organisations populaires ici à Copenhague, à l’instar des manifestants danois, avaient, eux, largement démontré, par leurs protestations, qu’ils approuvaient cette initiative.

  Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Fander Falconi, a également prononcé un discours pour demander à tous les peuples d’assumer une responsabilité morale et éthique envers la planète. Il a souligné que les nations sous-développées sont des «pollueurs passifs» tandis que les pays industrialisés sont les responsables de la dette climatique historique que nous avons aujourd’hui envers la Terre-nourricière. (SE)
 

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