La décision de la Cour suprême
des Etats-Unis est sévèrement critiquée
La décision de la Cour suprême des Etats-Unis de ne
pas réviser le cas des Cinq Cubains incarcérés depuis
près de onze ans dans ce pays pour avoir combattu le
terrorisme continue de faire l’objet de sévères
critiques émanant de groupes et de personnalités qui, à
Cuba comme dans le reste du monde, estiment que ces
combattants doivent être immédiatement libérés.
Jaciento Suarez, député pour le Nicaragua au
Parlement centre-américain (Parlacen) estime que la
décision de la Cour obéit à un choix politique, « car
tout le monde sait bien que le procès intenté aux
combattants cubains est entaché de vices de procédure »,
indique PL.
« En termes juridiques, il n’existe pas la moindre
preuve établissant que les Cinq étaient, comme on le dit
aux Etats-Unis, des espions qui conspiraient contre les
intérêts de la sécurité nationale de Washington. »
Suarez, également secrétaire aux relations
internationales du Front sandiniste de libération
nationale, a souligné que la décision de la Cour a été
dictée par l’hostilité envers Cuba. « Notre obligation
est de continuer à lutter sur le terrain juridique
jusqu’à ce que la Cour prenne la bonne décision, qui est
de libérer les Cinq. Ce n’est pas parce qu’ils refusent
de réviser l’affaire que nous allons nous croiser les
bras : nous poursuivrons le combat jusqu’à leur
libération. »
« Il faut comprendre qu’il existe une responsabilité
du président Barack Obama. S’il désiste et retire
l’accusation, ils seront libres », souligne Suarez.
Le ministre de l’Education du Nicaragua, Miguel de
Castilla, estime que la décision de l’instance suprême
de la justice étasunienne illustre bien l’hypocrisie de
tout le système, qui agresse d’autres peuples et jette
les bases du terrorisme.
De Castilla souligne l’addiction de Washington à la
politique de « deux poids, deux mesures » : les
Etats-Unis financent des actions terroristes en
plusieurs points du monde alors qu’ils se proclament les
champions du monde du combat antiterroriste.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Association
d’amitié Angola-Cuba, Fernando Jaime, s’est engagé à
nouveau à poursuivre la lutte. La révision demandée du
dossier, indique-t-il, recueillait l’adhésion de
centaines et personnalités du monde et des Etats-Unis, y
compris dix Prix Nobel.
Fidel Chiriboga, président de la Coordinatrice
nationale d’amitié avec Cuba en Equateur, a déclaré que
« ces cinq hommes ont besoin de tout le soutien
international, pour que cesse le silence de la presse
étasunienne et de la Maison Blanche et que l’opinion
étasunienne connaisse la barbarie commise par le système
judiciaire de son pays.
Quant au Comité de Madrid pour la libération des Cinq
Cubains prisonniers aux Etats-Unis, il a publié une
déclaration dans laquelle il dénonce la décision de la
Cour suprême, exemple frappant de l’injustice qui règne
dans ce pays. « Emprisonnés sans preuves, les Cinq ont
été victimes d’un procès truqué, truffé d’irrégularités
et de violations des droits de l’homme. »
« Le système judiciaire qui refuse de réviser le
procès est le même qui protège des terroristes notoires
comme Posada Carriles, un assassin qui a avoué ses
crimes et qui est réclamé par le Venezuela, où il
purgeait une peine dans une prison dont il s’est échappé
avec l’aide inestimable des services secrets yankees, la
connivence du gouvernement étasunien et grâce à la
corruption d’une fonctionnaire du Venezuela. Posada vit
maintenant tranquillement aux Etats-Unis en compagnie
d’autres terroristes comme Orlando Bosch, Basulto ou
Frometa, pour ne citer que quelques noms.
« L’indépendance de la justice étasunienne, proclamée
et exaltée par les gouvernements successifs de ce pays,
n’est qu’un énorme mensonge, comme on peut le constater
dans ce cas. »
Les peuples de l’Etat espagnol exigent qu’il soit mis
fin à cette injustice colossale et que les Cinq
patriotes cubains soient immédiatement remis en liberté.
Nous ne nous lasserons pas. Quand on défend la vérité,
on ne croit pas à la défaite. »
De manière non moins systématique et constante, des
associations et des groupes de solidarité de France
manifestent publiquement en faveur des Cinq. Cette fois,
ils sont allés sur la place de la Concorde, à Paris,
avec des banderoles et des affiches grand format.
Selon PL, les touristes qui passent par cette place
pour aller se promener sur les Champs Elysées remarquent
la présence de drapeaux cubains, lisent les affiches, et
certains emportent même les documents qui leur sont
distribués pour en savoir plus sur cette affaire.
Le président de l’Institut dominicain des
télécommunications, José Rafael Vargas, s’est insurgé
contre la décision de la Cour suprême et a déclaré
qu’« il faut plus que jamais redoubler de solidarité, ne
pas baisser les bras ».
Dans le vieux continent, des amis hongrois ont eu
l’idée de traduire dans leur langue la Déclaration de la
présidence de l’Assemblée nationale du Pouvoir
populaire, dont le texte a ainsi été largement distribué
auprès des médias, des parlementaires, des
intellectuels, des mouvements de solidarité et des
partis.
En Grèce aussi, les médias ont commenté la décision
de la Cour suprême des Etats-Unis. Le réseau Lawnet,
dans sa version grecque, le quotidien Rizopastis, la
chaîne de télévision 902 et la station de radio 902 FM
Aristera (de gauche) ont diffusé l’information.
En Belgique, des représentants de partis politiques,
des parlementaires nationaux et régionaux, des
eurodéputés et des membres d’organisations de solidarité
avec Cuba ont adressé une lettre au président Barack
Obama, lui demandant de libérer les Cinq pour confirmer
la volonté de changement qu’il a exprimée dans sa
campagne présidentielle. La lettre qui a aussi été
signée par des syndicalistes, des artistes, des entités
religieuses et des ONG rappelle que le président Obama a
le pouvoir constitutionnel de les libérer.
A Copenhague, la direction nationale du Parti
communiste danois a émis une déclaration dans laquelle
il souligne que « ce refus démontre une fois de plus le
caractère arbitraire de la justice étasunienne. Il
révèle aussi l’hypocrisie des discours d’Obama sur
l’amélioration des relations avec Cuba et sa prétendue
guerre contre le terrorisme ». Le Parti invite ses
militants à manifester leur solidarité avec les Cinq et
à exercer davantage de pressions sur les Etats-Unis pour
que le verdict injuste soit levé.
Le Comité Vancouver pour la liberté des Cinq Cubains
appelle toutes les personnes éprises de paix aussi bien
dans cette ville que dans le reste du Canada et dans le
monde à rejoindre la lutte pour leur libération. Selon
le comité en question, les Cinq « n’ont jamais fait
confiance au système judiciaire des Etats-Unis,
totalement dépourvu d’honnêteté. Par contre, ils ont
confiance dans le soutien de millions de personnes qui,
à travers le monde, luttent pour leur libération ». Il
organise une réunion pour le lundi 6 juillet, dont
l’objectif est d’intensifier la campagne et de faire de
l’affaire une des priorités de l’organisation.
La décision arbitraire de la Cour suprême des Etats-Unis
a été accueillie en Inde avec une vive indignation. Le
Comité anti-impérialiste international et de solidarité
avec les peuples a émis une déclaration dans laquelle il
juge honteux qu’une telle décision soit prise envers et
contre les avis d’éminents juristes, d’hommes d’Etat, de
Prix Nobel et d’académiciens, entre autres nombreuses
personnalités, et sans tenir le moindre compte de
l’opinion exprimée par le groupe de travail de l’ONU sur
les détentions arbitraires, qui a qualifié la détention
des Cinq d’arbitraire et d’illégale.
Sans compter, fait remarquer le même Comité, que
pendant ce temps des terroristes notoires se promènent
en toute liberté dans les rues de Miami où ils trament
de nouveaux attentats terroristes contre le peuple de
Cuba.
Enfin, le Comité Free the Five de Nouvelle-Zélande a
publié dans le quotidien Scoop, Independent News, une
déclaration catégorique dans laquelle il condamne la
décision de la Cour suprême. Il y expose les raisons
très convaincantes qui ont amené Gerardo Hernandez, René
Gonzalez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez et Antonio
Guerrero à s’infiltrer dans les rangs d’organisations
contre-révolutionnaires qui opèrent depuis Miami et qui
sont responsables de nombreux actes de terrorisme contre
le peuple cubain.