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N O U V E L L E S

La Havane. 25 Juin 2009

L’affaire des Cinq
La décision de la Cour suprême
des Etats-Unis est sévèrement critiquée

La décision de la Cour suprême des Etats-Unis de ne pas réviser le cas des Cinq Cubains incarcérés depuis près de onze ans dans ce pays pour avoir combattu le terrorisme continue de faire l’objet de sévères critiques émanant de groupes et de personnalités qui, à Cuba comme dans le reste du monde, estiment que ces combattants doivent être immédiatement libérés.

Jaciento Suarez, député pour le Nicaragua au Parlement centre-américain (Parlacen) estime que la décision de la Cour obéit à un choix politique, « car tout le monde sait bien que le procès intenté aux combattants cubains est entaché de vices de procédure », indique PL.

« En termes juridiques, il n’existe pas la moindre preuve établissant que les Cinq étaient, comme on le dit aux Etats-Unis, des espions qui conspiraient contre les intérêts de la sécurité nationale de Washington. »

Suarez, également secrétaire aux relations internationales du Front sandiniste de libération nationale, a souligné que la décision de la Cour a été dictée par l’hostilité envers Cuba. « Notre obligation est de continuer à lutter sur le terrain juridique jusqu’à ce que la Cour prenne la bonne décision, qui est de libérer les Cinq. Ce n’est pas parce qu’ils refusent de réviser l’affaire que nous allons nous croiser les bras : nous poursuivrons le combat jusqu’à leur libération. »

« Il faut comprendre qu’il existe une responsabilité du président Barack Obama. S’il désiste et retire l’accusation, ils seront libres », souligne Suarez.

Le ministre de l’Education du Nicaragua, Miguel de Castilla, estime que la décision de l’instance suprême de la justice étasunienne illustre bien l’hypocrisie de tout le système, qui agresse d’autres peuples et jette les bases du terrorisme.

De Castilla souligne l’addiction de Washington à la politique de « deux poids, deux mesures » : les Etats-Unis financent des actions terroristes en plusieurs points du monde alors qu’ils se proclament les champions du monde du combat antiterroriste.

Pour sa part, le secrétaire général de l’Association d’amitié Angola-Cuba, Fernando Jaime, s’est engagé à nouveau à poursuivre la lutte. La révision demandée du dossier, indique-t-il, recueillait l’adhésion de centaines et personnalités du monde et des Etats-Unis, y compris dix Prix Nobel.

Fidel Chiriboga, président de la Coordinatrice nationale d’amitié avec Cuba en Equateur, a déclaré que « ces cinq hommes ont besoin de tout le soutien international, pour que cesse le silence de la presse étasunienne et de la Maison Blanche et que l’opinion étasunienne connaisse la barbarie commise par le système judiciaire de son pays.

Quant au Comité de Madrid pour la libération des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis, il a publié une déclaration dans laquelle il dénonce la décision de la Cour suprême, exemple frappant de l’injustice qui règne dans ce pays. « Emprisonnés sans preuves, les Cinq ont été victimes d’un procès truqué, truffé d’irrégularités et de violations des droits de l’homme. »

« Le système judiciaire qui refuse de réviser le procès est le même qui protège des terroristes notoires comme Posada Carriles, un assassin qui a avoué ses crimes et qui est réclamé par le Venezuela, où il purgeait une peine dans une prison dont il s’est échappé avec l’aide inestimable des services secrets yankees, la connivence du gouvernement étasunien et grâce à la corruption d’une fonctionnaire du Venezuela. Posada vit maintenant tranquillement aux Etats-Unis en compagnie d’autres terroristes comme Orlando Bosch, Basulto ou Frometa, pour ne citer que quelques noms.

« L’indépendance de la justice étasunienne, proclamée et exaltée par les gouvernements successifs de ce pays, n’est qu’un énorme mensonge, comme on peut le constater dans ce cas. »

Les peuples de l’Etat espagnol exigent qu’il soit mis fin à cette injustice colossale et que les Cinq patriotes cubains soient immédiatement remis en liberté. Nous ne nous lasserons pas. Quand on défend la vérité, on ne croit pas à la défaite. »

De manière non moins systématique et constante, des associations et des groupes de solidarité de France manifestent publiquement en faveur des Cinq. Cette fois, ils sont allés sur la place de la Concorde, à Paris, avec des banderoles et des affiches grand format.

Selon PL, les touristes qui passent par cette place pour aller se promener sur les Champs Elysées remarquent la présence de drapeaux cubains, lisent les affiches, et certains emportent même les documents qui leur sont distribués pour en savoir plus sur cette affaire.

Le président de l’Institut dominicain des télécommunications, José Rafael Vargas, s’est insurgé contre la décision de la Cour suprême et a déclaré qu’« il faut plus que jamais redoubler de solidarité, ne pas baisser les bras ».

Dans le vieux continent, des amis hongrois ont eu l’idée de traduire dans leur langue la Déclaration de la présidence de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, dont le texte a ainsi été largement distribué auprès des médias, des parlementaires, des intellectuels, des mouvements de solidarité et des partis.

En Grèce aussi, les médias ont commenté la décision de la Cour suprême des Etats-Unis. Le réseau Lawnet, dans sa version grecque, le quotidien Rizopastis, la chaîne de télévision 902 et la station de radio 902 FM Aristera (de gauche) ont diffusé l’information.

En Belgique, des représentants de partis politiques, des parlementaires nationaux et régionaux, des eurodéputés et des membres d’organisations de solidarité avec Cuba ont adressé une lettre au président Barack Obama, lui demandant de libérer les Cinq pour confirmer la volonté de changement qu’il a exprimée dans sa campagne présidentielle. La lettre qui a aussi été signée par des syndicalistes, des artistes, des entités religieuses et des ONG rappelle que le président Obama a le pouvoir constitutionnel de les libérer.

A Copenhague, la direction nationale du Parti communiste danois a émis une déclaration dans laquelle il souligne que « ce refus démontre une fois de plus le caractère arbitraire de la justice étasunienne. Il révèle aussi l’hypocrisie des discours d’Obama sur l’amélioration des relations avec Cuba et sa prétendue guerre contre le terrorisme ». Le Parti invite ses militants à manifester leur solidarité avec les Cinq et à exercer davantage de pressions sur les Etats-Unis pour que le verdict injuste soit levé.

Le Comité Vancouver pour la liberté des Cinq Cubains appelle toutes les personnes éprises de paix aussi bien dans cette ville que dans le reste du Canada et dans le monde à rejoindre la lutte pour leur libération. Selon le comité en question, les Cinq « n’ont jamais fait confiance au système judiciaire des Etats-Unis, totalement dépourvu d’honnêteté. Par contre, ils ont confiance dans le soutien de millions de personnes qui, à travers le monde, luttent pour leur libération ». Il organise une réunion pour le lundi 6 juillet, dont l’objectif est d’intensifier la campagne et de faire de l’affaire une des priorités de l’organisation.

La décision arbitraire de la Cour suprême des Etats-Unis a été accueillie en Inde avec une vive indignation. Le Comité anti-impérialiste international et de solidarité avec les peuples a émis une déclaration dans laquelle il juge honteux qu’une telle décision soit prise envers et contre les avis d’éminents juristes, d’hommes d’Etat, de Prix Nobel et d’académiciens, entre autres nombreuses personnalités, et sans tenir le moindre compte de l’opinion exprimée par le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires, qui a qualifié la détention des Cinq d’arbitraire et d’illégale.

Sans compter, fait remarquer le même Comité, que pendant ce temps des terroristes notoires se promènent en toute liberté dans les rues de Miami où ils trament de nouveaux attentats terroristes contre le peuple de Cuba.

Enfin, le Comité Free the Five de Nouvelle-Zélande a publié dans le quotidien Scoop, Independent News, une déclaration catégorique dans laquelle il condamne la décision de la Cour suprême. Il y expose les raisons très convaincantes qui ont amené Gerardo Hernandez, René Gonzalez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero à s’infiltrer dans les rangs d’organisations contre-révolutionnaires qui opèrent depuis Miami et qui sont responsables de nombreux actes de terrorisme contre le peuple cubain.
 

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