Le Brésil et Cuba
mènent la danse à la Ligue mondiale de volley
Oscar Sanchez Serra
LA 20e Ligue mondiale de volley-ball a
accompli ses deux premiers week-ends de compétition.
Autrement dit, chacune des 16 équipes qui interviennent
dans ce tournoi a joué quatre matches, et une seule, le
Brésil, est encore invaincue. Non seulement les
Brésiliens ont gagné leurs quatre rencontres, mais ils
affichent le meilleur ratio (1.283), ont remporté le
plus grand nombre de sets (12) et ont perdu moins de
matches (3). Autant le dire sans ambages, la sélection
brésilienne figure dans le groupe des grands favoris.
Depuis une dizaine d’années, le jeu brésilien est à la
fois extrêmement créatif et précis, et cette équipe
possède l’une des meilleurs défenses du monde et une
attaque particulièrement efficace. Même si elle a évolué
dans le groupe D face à des rivaux moins huppés, force
est de constater qu’aujourd’hui cette équipe ne fait
aucune différence entre les grandes et les petites
équipes, et fait montre de la même agressivité.
Dans le peloton des meilleures équipes de chaque
groupe et parmi les meilleures sélections d’Amérique
latine figure Cuba, qui jusqu’ici a fourni une très
belle prestation avec un groupe de jeunes qui ont
impressionné plus d’un spécialiste et de nombreux
supporters cubains.
Notre sélection nationale occupe la tête du groupe C
avec 9 points, tout comme la Russie qui a été reléguée à
la deuxième place en raison du meilleur ratio des
Cubains. A la différence des Brésiliens, les Cubains ont
dû affronter deux équipes de niveau mondial comme la
Bulgarie et la Russie.
A noter la démonstration convaincante des joueurs de
la plus grande des Antilles face à la Russie. Les deux
formations se sont quittées sur des scores serrés (3-2).
Le premier a été favorable aux Cubains et le deuxième
aux Russes.
Voyons quelques statistiques révélatrices du bon
travail accompli par nos volleyeurs à cette 20e
édition de la Ligue. L’année dernière, les nôtres
n’avaient pu gagner que trois sets en quatre matches
face à la puissante Russie. Aujourd’hui ils accumulent
cinq sets en deux matches. En 2008, les Russes s’étaient
imposés à quatre reprises aux Cubains, un résultat
qu’ils ne pourront pas rééditer cette année.
Et en 2007, les géants russes avaient battu trois
fois l’équipe cubaine: 3-2 et deux matches sur le score
de 3-0, et essuyé seulement une défaite par 3-1.
C’est-à-dire que les Cubains ont remporté la même
quantité de sets en quatre matches que ceux qu’ils ont
gagné en deux confrontations face à cette puissante
sélection.
Plusieurs des joueurs qui évoluent sous la houlette
de l’entraîneur cubain Orlando Samuels figurent
actuellement parmi les plus performants de la Ligue.
Joandry Leal, Wilfredo Leon et Rolando Cepeda figurent
aux postes Nº 2, Nº 4 et Nº 20 parmi les meilleurs aux
points. Leal et Leon sont aussi dans le groupe des
meilleurs attaquants (Nº 5 et Nº 18). Malgré ses quinze
ans, Wilfredo Leon occupe aussi la tête au service, et
Leal est le seul de son équipe à figurer sur liste de 20
premiers bloqueurs (Nº 11).
Leal et Leon figurent aussi parmi les meilleurs
receveurs (Nº 9 et Nº 11), respectivement, tandis que le
passeur Yoandri Diaz occupe la douzième place.
Dans la poule A, les Pays-Bas ont dominé les débats
et mènent devant les Etats-Unis, champions olympiques,
tandis que l’un des principaux animateurs du tournoi,
l’Italie, occupe la troisième place, ex-aequo avec la
Chine, avec un score de 1-3. Dans le groupe B, toutes
les équipes ont six points et la bataille pour prendre
la tête s’annonce serrée.
Ce dimanche 28 juin s’achèvera la première moitié du
calendrier de la Ligue mondiale, et on devrait y voir
plus clair dans les groupes B et C. Dans ce dernier
groupe, Cuba pourrait prendre de l’avance si les
Bulgares se remettent d’un début incertain et
parviennent à montrer leur vrai niveau contre les Russes,
et si Cuba fait valoir sa vraie condition de favorite
face au Japon, qu’elle pourrait battre à deux reprises.