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Le Japon écarte Cuba de la Classique
Tout notre
peuple a vécu avec intensité chaque moment du match
décisif contre le Japon, qui a anéanti tous les espoirs
de la sélection cubaine d’accéder à la demi-finale de la
Classique mondiale de baseball.
Nous
préférons donc consacrer cet espace à une brève analyse
plutôt que de récapituler le déroulement du match. Il
faut tout d’abord reconnaître les qualités d’un
adversaire qui, grâce à son arme principale, le lancer,
a réussi à museler notre attaque. Les batteurs cubains
sont en effet restés 18 manches sans marquer, sans
pouvoir décrypter les lancers de ce staff efficace de
lanceurs, qui n’ont concédé qu’un but sur balles.
Il faut
également relever que nous avons eu affaire à une équipe
qui sait tirer profit de toutes les occasions pour
marquer, dotée d’une attaque pas très puissante mais
avec des batteurs très techniques qui la rendent
particulièrement efficace avec des coureurs sur les
buts. Et aussi l’herméticité et la précision de la
défense japonaise.
Face à ces
qualités, Cuba a révélé un point faible: ses lanceurs.
Lors du premier match contre le Japon, les lanceurs
cubains ont concédé quatre buts sur balles, et six hier
soir face au Japonais, et ils ont été dominés au compte
des balles et des prises, ce qui se paie cash face aux
techniciens japonais qui savent que le lanceur devra
forcément viser la zone des prise en servant des lancers
plus précis. Ce qui nous a valu deux défaites.
Autre grand
problème: l’ordre des batteurs. Les choix n’ont pas
porté leurs fruits, et notre animation offensive s’en
est ressentie de la 7e à la 9e
manche alors qu’il y avait des possibilités sur le banc.
Par exemple, l’ordre présenté contre le Mexique lundi
dernier s’adaptait mieux aux particularités d’un match
contre le Japon. Une preuve : pendant tout le tournoi,
les 8e et 9e batteurs (Ariel
Pestano-Eduardo Paret) ont frappé quatre coups sûrs en
22 présences à la batte, les quatre à l’actif du
receveur Pestano.
Ce résultat
fera couler beaucoup d’encre et soulèvera beaucoup de
questions parmi nos exigeants supporters. Mais
reconnaissons que Cuba a présenté une grande équipe qui
n’a pas démérité, parce qu’elle a fait preuve d’une
combativité exemplaire, d’un grand patriotisme et d’un
grand esprit sportif. Parce qu’elle a tout donné sur le
terrain pour la défense d’un sport digne, qui s’est
entièrement concrétisé sur cette terre, et ces attributs
resteront sa principale motivation pour les compétitions
à venir dans sa quête de nouvelles victoires.
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