|
Cuba
qualifiée pour le deuxième tour de la Classique mondiale
Oscar Sanchez
CUBA a fait honneur à son statut de
favori, une responsabilité lourde à porter pour
plusieurs de ses joueurs en ce début de la Classique
mondiale de baseball, en remportant une magnifique et
haletante victoire 5-4 contre une très bonne et efficace
équipe australienne, au terme d’un match qui s’est
déroulé au stade Foro Sol de Mexico.

Yosvani Peraza a claqué un
coup de circuit décisif à la huitième
manche. |
Non seulement la sélection nationale
cubaine a confirmé sa classe mondiale, mais elle a fait
preuve sur le terrain de la combativité et du caractère
indomptable des habitants de la Grande île de la
Caraïbe. Les Cubains ont su ouvrir la marque, résister
après l’égalisation et prendre la tête avec un point
d’avance. Et après s’être vu menés au score pour la
deuxième fois avec deux points d’écart qui commençaient
à peser lourd, Yosvani Peraza, le «gros» de Pinar del
Rio, en sa qualité de batteur émergent, a claqué un coup
de circuit décisif par-dessus la clôture du champ gauche
qui a provoqué la liesse des plus de 11 millions de
Cubaines et de Cubains de notre île.
Traditionnellement, les équipes
australiennes ont toujours fait bonne figure face aux
sélections cubaines grâce à leur défense hermétique et à
une prestation à la batte qui n’a rien à envier aux
meilleures équipes. Face à la sélection cubaine dans la
soirée du 10 mars, l’Australie s’est à nouveau montrée
convaincante dans ces deux compartiments du jeu. Et elle
a bien su gérer les situations difficiles lors des deux
premières manches, en empêchant les quatre hommes que
Cuba avait sur les coussins d’atteindre la troisième
base.
Les lanceurs australiens se sont montrés
à la hauteur face à la redoutable artillerie cubaine. Le
gaucher partant Blakley a été immense en faisant appel à
sa balle courbe et à sa slider courte qui a fait de
ravages chez les lanceurs droitiers. Le releveur gaucher
Moss a lui aussi bien travaillé en variant
judicieusement son répertoire de balles.
Et si le lanceur australien Rich
Thompson ne peut mériter ce genre d’éloges, c’est bien
parce que Peraza a croisé son chemin. C’est en effet sur
un lancer difficile qui amorçait sa trajectoire vers
l’extérieur que le joueur de Pinar del Rio a réussi son
exploit.
Au moment de mettre cette édition sous
presse les Cubains, satisfaits et fiers de leur
prestation, attendaient leur prochain rival qui sortira
du match qui opposera le Mexique à l’Australie pour
disputer la première place du groupe B, avant d’entamer
le deuxième tour de la Classique qui se jouera à San
Diego, en Californie.
|