Cuba renforce sa
capacité défensive
Fidel
Rendon Matienzo
• SI l’exercice Bastion 2009 a perfectionné la
préparation militaire des organes de direction et de
commandement du pays, la Journée nationale de la Défense,
vu son caractère massif, a élevé encore plus la capacité
défensive de Cuba.
Pour
préserver la paix et la souveraineté de la Révolution,
environ quatre millions de Cubains avaient rendez-vous
ce dimanche avec les armes: ils ont «pris d’assaut» des
champs de tir, des polygones, des parcs, des usines, des
universités, des montagnes et des abris pour
s’entraîner, et parer à toute tentative d’agression
impérialiste.
Tôt dans la matinée, des membres des Milices des
troupes territoriales, des Brigades de production et de
défense, et des Formations spéciales, des hommes et des
femmes, ont participé aux activités prévues dans leurs
zones de défense, où se sont déroulées de nombreuses
actions en vue de protéger la population et l’économie.
N’ont pas non plus été négligés la production
d’aliments, les semis de la canne à sucre et de cultures
diverses, y compris la récolte, les opérations
d’assainissement et d’hygiène dans le cadre de la lutte
anti-vectorielle partout où c’était nécessaire, sans
compter les tâches de reconstruction qui se sont
poursuivies dans les provinces touchées l’année dernière
par les ouragans Ike et Paloma.
La Journée nationale de la Défense a compté dans tout
le pays sur l’active participation des chefs, officiers
et soldats des Forces armées révolutionnaires, des
travailleurs civils, sans oublier les organes du
ministère de l’Intérieur, dans la réalisation de cours
de démonstration et d’exercices de tir.
Samedi, lors d’une réunion bilan de Bastion 2009, le
général d’Armée Raul Castro Ruz, président du Conseil de
Défense nationale, a transmis ses félicitations à tous
les participants à cet Exercice stratégique, et affirmé
que les objectifs prévues ont été atteints.
Raul a indiqué que les résultats d’une évaluation
préliminaire montrent des avancées appréciables, en
comparaison avec ceux de 2004.
Mais il a insisté sur un point: «Tout ce que nous
faisons est susceptible d’être perfectionné, une
attitude indispensable face à un phénomène aussi
complexe que la guerre, qui, en outre, est en constante
et rapide évolution».