José A. de la Osa
LE Dr ès sciences Francisco Dorticos Balea,
responsable du Département des arythmies et des
stimulateurs cardiaques de l’Institut de cardiologie et
de chirurgie cardiovasculaire, a dénoncé le refus
persistant de la société transnationale étasunienne
Cook Vascular Inc. de vendre à Cuba des dispositifs
utilisés pour remplacer les électrodes et réparer les
fils endommagés chez les patients porteurs d’un
stimulateur cardiaque.
Ces appareils ultramodernes permettent de remplacer
ces électrodes sans avoir à procéder à une opération à
cœur ouvert, qui impliquerait un risque grave pour la
vie du patient et un renchérissement important des coûts.
Chaque stimulateur cardiaque comporte une ou deux
électrodes qui, avec le temps, doivent être remplacées
en raison de fractures provoquées par le vieillissement
du fil ou des coups reçus, et surtout par des infections
dans les cavités cardiaques (endocardites).
Le remplacement de ces électrodes est une pratique
courante dans notre pays, si l’on sait qu’au cours des
dix dernières années, plus de 20 000 stimulateurs
cardiaques ont été implantés sur des patients souffrant
d’insuffisance cardiaque ou de troubles d’arythmie.
«Etant donné les responsabilités qui m’incombent,
explique le professeur Dorticos, j’ai tenté, à maintes
reprises, de faire l’acquisition de ces appareils, et la
réponse a toujours été la même: "Après consultation de
la direction de Cook Vascular, celle-ci rappelle
que les ventes à Cuba lui sont interdites".»
Certaines sources ont révélé au Granma que
cette transnationale ne s’est même pas donné la peine de
répondre aux démarches entreprises par les autorités de
la santé publique par l’entremise de l’entreprise
cubaine Alimport.
Y a-t-il quelqu’un sur cette Terre qui puisse
justifier ou défendre une telle mesure?