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Margaret Chan à Cuba
«Vous avez fait du bon travail dans la
santé»
José A. de la Osa
Foulant
pour la première fois le sol cubain, la directrice
générale de l’Organisation mondiale de la Santé,
Margaret Chan, a déclaré que c’était pour elle un
plaisir de visiter un petit pays auquel l’OMS accorde
une grande importance, et que ce séjour lui permettra de
«connaître les efforts et les excellentes expériences du
système de santé cubain, pour en tirer les leçons».

Mme Margaret Chan et le
ministre de la Santé José Ramon Balaguer. |
«Je
souhaite observer le travail que vous faites dans des
domaines comme les premiers soins, les services de santé
au niveau communautaire, l’égalité et l’accès à tous à
la santé… autant de grands thèmes qui suscitent un vif
intérêt de la part de notre organisation», a signalé Mme
Chan, avant d’ajouter qu’elle attendait beaucoup de ses
visites de centres hospitaliers et de recherche
cubains.
«C’est
aussi pour nous un grand plaisir de vous avoir parmi
nous», a déclaré le ministre cubain de la Santé José
Ramon Balaguer en accueillant la directrice de l’OMS.
«Votre travail et les concepts que vous avez développés
en matière de santé méritent toute notre admiration et
notre respect», a ajouté le ministre.
Au cours
d’une récente conférence au Danemark, le Dr. Chan,
diplômée en médecine de l’Université de l’Ontario de
l’ouest, au Canada, avait rappelé : «Comme nous avons pu
le constater, les forces du marché à elles seules ne
résoudront pas les problèmes sociaux. Le monde doit
s’articuler autour d’un système de valeurs. Autrement,
la situation déjà dangereuse marquée par d’énormes
déséquilibres en termes de revenus, d’opportunités et de
santé ne peut qu’empirer».
Faisant
allusion au programme de travail chargé qu’elle aura
pendant son séjour, Mme Chan a déclaré: «Je m’en serais
voulue si je n’avais pas préparé un agenda aussi chargé
pour cette visite, car je sais que Cuba a fait du bon
travail dans le domaine de la santé».
A une
réponse de Granma sur la pandémie de grippe A
(H1N1), Mme Chan a précisé qu’il s’agit de la première
pandémie du siècle, la précédente datant d’il y a
environ 40 ans. Elle a indiqué qu’à l’heure actuelle 195
pays ont signalé à l’OMS des cas confirmés de personnes
atteintes de la maladie. Elle a expliqué que le H1N1 est
un «virus des extrêmes», car d’un côté il y a des cas
bénins qui ne requièrent ni traitement antiviral ni
soins médicaux, et de l’autre il existe un petit
pourcentage de patients qui développent un état clinique
très grave en peu de temps.
Parmi les
groupes vulnérables et qui courent des risques élevés de
complications très sévères (pneumonies), Mme Chan a
mentionné les femmes enceintes, les enfants de moins de
deux ans, les personnes souffrant de maladies chroniques
du cœur et les asthmatiques.
Le danger
que représente cette pandémie ne saurait être ignoré. Le
virus A (H1N1) peut tuer.
L’OMS
recommande aux gouvernements d’adopter un train de
mesures pour faire face à la pandémie axées sur la
prévention, les soins, les médicaments et les vaccins.
«J’estime que le gouvernement cubain fait du bon travail
et je lui en suis très reconnaissante», a signalé la
directrice de l’OMS.
Le Dr Chan,
qui a été nommée à la direction de l’OMS en novembre
2006, était accompagnée pour ce voyage dans l’île du Dr
Mirta Roses, directrice de l’Organisation panaméricaine
de la santé (OPS).
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