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ONU: pour la levée du blocus contre Cuba
Des chefs d’Etat plaident en faveur d’une
restructuration de cet organisme
NEW
YORK, 23 septembre.- Le président du Brésil, Luiz Inacio
Lula da Silva, a affirmé qu’à moins de faire preuve
d’une volonté politique ferme, des mesures aussi
obsolètes que le blocus des Etats-Unis contre Cuba
persisteront. Il a été le premier à prendre la parole à
l’ouverture de la 64e session de l’Assemblée
générale de l’ONU, ce 23 septembre.
Pour
sa part, le président uruguayen, Tabaré Vasquez, a noté
que, en tant qu’Américains, nous devons faire preuve de
responsabilité politique et de décence et réaffirmer,
face à la communauté internationale, notre engagement en
faveur d’une intégration américaine, sans exclusion et
sans aucun blocus comme celui qui est imposé
actuellement à Cuba.
De son
côté, le chef d’Etat bolivien, Evo Morales, a dit
souhaiter que le monde change. Pour y parvenir, a-t-il
précisé, il s’impose tout d’abord de changer le
fonctionnement de l’ONU et de mettre fin au blocus
contre Cuba.
Au
cours de la même journée d’hier, le président des
Etats-Unis, Barack Obama, a parlé d’«une nouvelle ère
d’engagement» envers la communauté internationale, et il
a promis de travailler de concert avec d’autres nations
tout en défendant les intérêts de son pays.
«Le
temps est venu pour les gouvernements de s’engager dans
une nouvelle direction, a déclaré Obama lors de son
discours devant l’Assemblée générale. Nous devons
envisager une nouvelle ère d’engagement basée sur le
respect et les intérêts mutuels.»
Le
président français, Nicolas Sarkozy, a souhaité, quant à
lui, qu’avant la fin de l’année, la communauté des
nations puisse s’entendre sur une réforme provisoire du
Conseil de sécurité. «La crise nous oblige à faire
preuve d’imagination et d’audace», a-t-il lancé. En
matière de politique, d’économie, de protection de
l’environnement, la nécessité d’une grande instance
gouvernementale globale s’impose.» (Propos recueillis
par l’agence EFE).
Le
leader libyen, Muammar el Kadhafi, a également souhaité
une réforme de l’ONU. «Il faut transférer les
prérogatives du Conseil de sécurité à l’Assemblée
générale, afin que celle-ci devienne l’instance
principale», a-t-il précisé.
Il a
ajouté qu’en vertu de la Charte des Nations Unies, tous
les pays sont égaux, indépendamment de leur taille. Or,
a-t-il précisé, la majorité de ces pays ne sont pas
représentés au Conseil de sécurité.
Le
secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, de même que le
président de cette nouvelle session de l’Assemblée, le
diplomate libyen Ali Treki, ont tous deux plaidé
énergiquement en faveur d’un renforcement de la
coopération multilatérale.
«Le
moment est venu de travailler dans un nouvel esprit de
coopération multilatérale», a précisé Ban Ki-Moon, afin
que «les Nations Unies puissent entreprendre une
véritable action collective».
Il a
ensuite a rappelé les trois sujets les plus importants
que devrait aborder l’Assemblée générale: le désarmement
nucléaire, la lutte contre la pauvreté et les
changements climatiques.
Pour
sa part, Treki a parlé des grands défis qui attendent
les nations, afin de garantir la paix et la sécurité
internationale. Parmi ceux-ci, il a mentionné les
conflits qui persistent entre les Etats, les guerres
civiles, les armes de destruction massive, le
terrorisme, le crime organisé, la dégradation de
l’environnement, la pauvreté extrême et les épidémies de
maladies contagieuses.
Le diplomate libyen a dit, lui
aussi, souhaiter donner un nouvel élan à l’Assemblée
générale. Il a réclamé «un Conseil de sécurité plus
représentatif et réformé». Finalement, il a réaffirmé
son engagement envers les droits humains, sur une base
universelle et sans distinction aucune.
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