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L’affaire des Cinq, une aberration
juridique
Propos de Miguel D’Escoto lors d’un
entretien avec les familles des antiterroristes cubains
incarcérés aux USA
Deisy Francis Mexidor
L’affaire
des Cinq «est une aberration juridique», a déclaré
Miguel d’Escoto, président de la 63e période
de sessions de l’Assemblée générale de l’Organisation
des Nations unies, qui a rencontré les familles des
antiterroristes cubains, prisonniers politiques dans des
pénitenciers aux Etats-Unis.
D’Escoto,
qui se trouve actuellement à La Havane en visite de
travail, a une nouvelle fois fustigé la prétendue
«guerre contre le terrorisme» menée par la
Maison-Blanche, avant de signaler qu’il est complètement
absurde que Gerardo, Antonio, Ramon, Fernando et René
soient en prison pour avoir recueilli des informations
faisant état de plans criminels «ourdis à Miami contre
la République sœur de Cuba, ce pays invariablement
solidaire».
Il a
annoncé que l’affaire des Cinq est l’une des questions
qu’il entend aborder dans son discours de fin de mandat
devant l’Assemblée générale, le 14 septembre prochain,
et il a réitéré son engagement personnel envers cette
cause «jusqu’à ce que justice soit faite».
Il a
signalé que le président des Etats-Unis peut corriger
sur-le-champ cette injustice, et il a exhorté Barack
Obama à mettre en pratique la proposition de changement
qui l’a porté à la présidence de ce pays, car «en ce qui
concerne cette affaire on ne décèle aucun changement».
Miguel
D’Escoto a également fait allusion à «la terrible
souffrance infligée à ces cinq hommes et à leurs
familles» provoquée par toutes ces années
d’emprisonnement arbitraire.
A l’issue
de l’entretien, le prêtre révolutionnaire nicaraguayen a
annoncé qu’il était porteur du livre Cartas de amor y
esperanza (Lettres d’amour et d’espoir), et d’une lettre
des familles des Cinq adressée au président Obama et
contenant une demande d’obtention de visa pour Adriana
Pérez et Olga Salanueva, les épouses de Gerardo et René
respectivement, auxquelles le gouvernement des
Etats-Unis a refusé l’entrée sur son territoire à
plusieurs reprises.
Il a
insisté sur le fait que cette affaire ne cesse de
dégrader l’image des Etats-Unis, et qu’aujourd’hui il ne
s’agit pas de rectifier quoi que ce soit «mais de
remettre ces hommes en liberté».
Finalement, D’Escoto a condamné le coup d’Etat au
Honduras et il a exigé le retour à l’ordre
constitutionnel dans ce pays d’Amérique centrale.
Faisant allusion à la Colombie, il a qualifié
l’installation des nouvelles bases yankees dans ce pays
de «terrible régression». «C’est une menace contre la
paix», a-t-il averti. |