Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5     

       

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N O U V E L L E S

La Havane. 2 Septembre 2009

L’affaire des Cinq, une aberration juridique

Propos de  Miguel D’Escoto lors d’un entretien avec les familles des antiterroristes cubains incarcérés aux USA

Deisy Francis Mexidor

L’affaire des Cinq «est une aberration juridique», a déclaré Miguel d’Escoto, président de la 63e période de sessions de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, qui a rencontré les familles des antiterroristes cubains, prisonniers politiques dans des pénitenciers aux Etats-Unis.

D’Escoto, qui se trouve actuellement à La Havane en visite de travail, a une nouvelle fois fustigé la prétendue «guerre contre le terrorisme» menée par la Maison-Blanche, avant de signaler qu’il est complètement absurde que Gerardo, Antonio, Ramon, Fernando et René soient en prison pour avoir recueilli des informations faisant état de plans criminels «ourdis à Miami contre la République sœur de Cuba, ce pays invariablement solidaire».

Il a annoncé que l’affaire des Cinq est l’une des questions qu’il entend aborder dans son discours de fin de mandat devant l’Assemblée générale, le 14 septembre prochain, et il a réitéré son engagement personnel envers cette cause «jusqu’à ce que justice soit faite».

Il a signalé que le président des Etats-Unis peut corriger sur-le-champ cette injustice, et il a exhorté Barack Obama à mettre en pratique la proposition de changement qui l’a porté à la présidence de ce pays, car «en ce qui concerne cette affaire on ne décèle aucun changement».

Miguel D’Escoto a également fait allusion à «la terrible souffrance infligée à ces cinq hommes et à leurs familles» provoquée par toutes ces années d’emprisonnement arbitraire.

A l’issue de l’entretien, le prêtre révolutionnaire nicaraguayen a annoncé qu’il était porteur du livre Cartas de amor y esperanza (Lettres d’amour et d’espoir), et d’une lettre des familles des Cinq adressée au président Obama et contenant une demande d’obtention de visa pour Adriana Pérez et Olga Salanueva, les épouses de Gerardo et René respectivement, auxquelles le gouvernement des Etats-Unis a refusé l’entrée sur son territoire à plusieurs reprises.

Il a insisté sur le fait que cette affaire ne cesse de dégrader l’image des Etats-Unis, et qu’aujourd’hui il ne s’agit pas de rectifier quoi que ce soit «mais de remettre ces hommes en liberté».

Finalement, D’Escoto a condamné le coup d’Etat au Honduras et il a exigé le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays d’Amérique centrale. Faisant allusion à la Colombie, il a qualifié l’installation des nouvelles bases yankees dans ce pays de «terrible régression». «C’est une menace contre la paix», a-t-il averti. 

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