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Cuba participe activement aux travaux du
Sommet de l’Unité
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Le général d’armée Raul
Castro a assisté aux séances de travail du
22 février
•
Il a eu des entretiens
avec quelques-uns de ses homologues
Lazaro
Barredo Medina
• RIVIERA Maya, Mexique. - Cuba
apporte sa contribution à l’effort du Sommet de l’Unité
Amérique latine - Caraïbes, qui a débuté le 22 février
par un discours unitaire et intégrationniste du
président mexicain, Felipe Calderon, dans lequel il a
signalé que l’engagement contracté en décembre 2008 à
Sauipe, au Brésil, a été tenu: il s’agissait d’organiser
cette deuxième réunion de chefs d’Etat et de
gouvernement de la région, pour qu’ils se mettent
d’accord sur l’essentiel et progressent dans la voie de
l’intégration, dans le cadre du respect des différences.
Autrement dit, l’objectif est de renforcer le dialogue
politique et d’avancer vers le consensus.
Le
général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil
d’Etat et du Conseil des ministres, a partagé une
intense journée de travail entre des entretiens avec
d’autres présidents et des réunions de consultations et
d’échanges sur les principaux points de l’ordre du jour.
Après le discours d’inauguration
de Felipe Calderon, de nombreux présidents ont pris la
parole pour se prononcer sur les aspects les plus
cruciaux de l’agenda de travail. A quelques nuances près,
ils ont été unanimes à souligner qu’il s’imposait de
créer une organisation régionale, en marge des Etats-Unis,
dont la vocation serait d’identifier les intérêts
communs aux pays membres, au-delà des différences
politiques et idéologiques.
Plusieurs présidents se sont
exprimés avec véhémence contre la politique néocoloniale
d’hégémonie qui est celle de la Grande-Bretagne sur la
question des îles Malouines, dénonçant le fait que les
résolutions de l’ONU sur ce conflit n’ont pas été
respectées. De la même manière ils se sont élevés contre
l’hostilité des Etats-Unis envers Cuba et ont exigé la
levée du criminel blocus économique et financier imposé
à l’île.
Le président équatorien Rafael
Correa a dénoncé en termes éloquents les politiques de
discrimination et de représailles appliquées à
l’encontre de gouvernements qui, en prenant des mesures
sociales et populaires, s’écartent de la voie tracée par
les grandes puissances. Ces mêmes idées ont été
défendues énergiquement par le président bolivien Evo
Morales et par son homologue vénézuélien Hugo Chavez,
qui a exigé davantage de transparence au-delà des
différends et la fin des campagnes de dénigrement contre
un pays ou un chef d’Etat, comme celle dont le Venezuela
est aujourd’hui la cible.
Hommage a été rendu aux
présidents du Chili, Michelle Bachelet, et de l’Uruguay,
Tabaré Vazquez, dont le mandat expire prochainement. Les
participants ont souhaité la bienvenue à la nouvelle
présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla. Pour sa part,
le président du Guatemala, Alvaro Colom, a remercié les
pays du Groupe de Rio pour leur confiance et le soutien
qu’ils ont apporté à son gouvernement l’an dernier
lorsque lui-même a été vilement calomnié et accusé
d’assassinat, dans le cadre d’une manœuvre de
déstabilisation.
Le Sommet a exprimé sa
solidarité avec le peuple haïtien et remercié le
président René Préval de sa présence. Le déjeuner des
chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique latine et des
Caraïbes s’est transformé en une séance de travail sur
la situation haïtienne et l’aide matérielle et
financière à apporter à ce pays pour l’aider à se
relever de la catastrophe et à entreprendre des tâches
contribuant à son développement.
Après une longue attente à
l’aéroport international José Marti, dont la piste était
noyée par les pluies bienfaisantes mais torrentielles
qui se sont abattues sur La Havane et la région
occidentale de Cuba dans la nuit du 21 au 22 février,
Raul est arrivé à la Riviera Maya au moment précis où
débutait le Sommet de l’Unité Amérique latine - Caraïbes.
Après avoir parcouru les 50
kilomètres qui séparent l’aéroport de l’hôtel Grand
Velas, siège de la rencontre, dans la commune
Solidaridad de l’Etat de Quintana Roo, le président
cubain a participé à la cérémonie de bienvenue offerte
par son homologue mexicain Felipe Calderon et engagé un
dialogue chaleureux avec plusieurs présidents et
Premiers ministres.
La Riviera Maya, sur la côte
Caraïbe, s’étend sur 130 km de littoral et est devenue,
avec Cancun, le principal pôle touristique du pays
aztèque. •
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