Lula : le blocus US
de Cuba
n’a aucune raison d’être
Juan Diego Nusa Peñalver
Luiz Inacio Lula da Silva, président de la République
fédérative du Brésil, a demandé ce jeudi au président
des Etats-Unis Barack Obama la levée du blocus
économique, commercial et financier imposé à Cuba, qui,
a-t-il dit, «n’a aucune raison d’être».
«Tout
comme les Cubains, je pense que l’embargo (blocus) n’a
aucune raison d’être, il n’a aucune explication
politique ou économique. La guerre froide est terminée,
si bien qu’il suffit (aux USA) de prendre une décision»,
a déclaré le chef d’Etat sud-américain quelques instants
avant de mettre un terme à sa visite, dans ses
déclarations à la presse à l’aéroport international José
Marti de La Havane, où il a été raccompagné par le
président cubain Raul Castro Ruz.
Sur le même sujet, Lula a exhorté le président Obama
à faire preuve de la même audace que son peuple lorsque
celui-ci l’a élu président des Etats-Unis, et à «régler
une fois pour toutes le problème de l’embargo (blocus)
contre Cuba».
Après s’être félicité de cette troisième visite dans
l’île en tant que chef d’Etat, Luiz Inacio Lula da Silva
a relevé l’importance de son entretien avec Fidel
Castro.
A cet égard, il s’est dit très satisfait et heureux
d’avoir trouvé le chef de la Révolution cubaine en bonne
santé. «Il parlait d’économie comme un jeune homme, en
pensant à l’avenir de l’Amérique latine et de la Caraïbe,
à l’avenir du monde», a signalé Lula.
D’autre part, le président brésilien a souligné
l’importance de ses conversations avec son homologue
Raul Castro, et des accords conclus dans le cadre de
cette visite, appelés à contribuer au développement de
Cuba.
Plus loin, il a expliqué que «ce voyage nous a permis
d’approfondir la politique de solidarité de Cuba, du
Brésil et d’autres pays d’Amérique latine envers Haïti».
Le président Lula da Silva a précisé qu’il avait pris
note d’une proposition dans le domaine de la santé
concernant la contribution de nos deux pays à la
création d’un système de santé haïtien.
Il a souligné que les Cubains sont probablement les
meilleurs spécialistes au monde de la solidarité. «Ce
sont les mieux préparés, et nous tenons à travailler
ensemble pour redonner l’espoir aux Haïtiens», a-t-il
dit.
Pour conclure, il a souligné que son pays travaille
avec la ferme conviction de devenir le premier
partenaire de Cuba en matière de politique
d’investissement et de développement dans l’île.
Il a fait l’éloge du potentiel de Cuba, en rappelant
que le Brésil réunit aujourd’hui de meilleures
conditions qu’il y a dix ans, «aussi souhaitons-nous
être présents à l’heure de discuter des projets les plus
importants pour Cuba».