|
|
|
C
U B A |
La Havane. 12
Mars
2010
|
|
|
|
Déclaration
de l’Assemblée
Nationale du Pouvoir Populaire de la
République de Cuba
Au
terme d’une campagne orchestrée par de puissantes
entreprises médiatiques, fondamentalement européennes,
qui ont attaqué Cuba avec férocité, le Parlement
européen vient de voter, après un débat malhonnête, une
résolution de condamnation de notre pays qui manipule
des sentiments, dénature les faits, profère des
mensonges et occulte des réalités.
Le prétexte avancé a été le décès d’un détenu,
condamné d’abord pour des délits communs, puis manipulé
par des intérêts étasuniens et par la contre-révolution
interne, pour avoir refusé, de sa propre volonté, toute
alimentation malgré les avertissements et l’intervention
des médecins spécialistes cubains.
On ne saurait utiliser ce fait regrettable pour
condamner Cuba au motif qu’elle aurait pu éviter ce
décès. S’il est un domaine où notre pays n’a pas à se
défendre verbalement, car la réalité est irréfutable,
c’est bien dans celui de la lutte pour la vie des êtres
humains, qu’ils soient nés à Cuba ou à l’étranger. Un
seul exemple suffit : la présence de médecins cubains en
Haïti onze avant le séisme de janvier dernier, ce dont
la presse hégémonique se garde bien de parler.
Cette condamnation masque un profond cynisme. Combien
d’enfants sont morts dans les nations pauvres parce que
les pays riches représentés au Parlement européen ne
tiennent pas leurs engagements d’Aide publique au
développement ? Tous savent que c’est prononcer là une
sentence de mort massive, mais ils ont choisi de
préserver leurs niveaux de gaspillage et de
surconsommation somptuaire, suicidaires à long terme.
C’est aussi offenser les Cubains que de vouloir leur
donner des leçons alors que les gouvernements européens
répriment en ce moment même les immigrants et les
chômeurs, tandis qu’ici, le peuple propose librement et
sans intermédiaires, dans des réunions de quartiers, ses
candidats aux élections municipales.
Ceux qui ont participé à la contrebande aérienne de
détenus, à l’établissement de prisons illégales et à la
pratique de la torture, ou qui les ont permis, n’ont
aucun droit moral de juger un peuple agressé et en butte
à un blocus brutal.
Une condamnation si discriminatoire et sélective ne
peut s’expliquer que par l’échec d’une politique qui a
été incapable de faire plier un peuple héroïque. Ni la
loi Helms-Burton, ni la Position commune européenne,
apparues la même année, dans les mêmes circonstances et
dans les mêmes buts, toutes deux au mépris de notre
souveraineté et de notre dignité nationales, n’ont pas
le moindre avenir, car les Cubains rejettent les diktats,
l’intolérance et les pressions comme normes des
relations internationales.
Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la
République de Cuba
1 1
mars 2010
|
|
|
|
|