PLUSIEURS lecteurs argentins nous ont
écrit pour nous faire part de ce qu’ils ont vu et
ressenti durant la récente visite du président
cubain Fidel Castro.À propos de cet
événement, Alejandro Schenome nous dit que «en
tant que journaliste, il me vient à l’esprit
différents en-têtes appropriés à la rédaction d’une
note sur ce discours¼ La
dignité a parlé à Buenos Aires; La possibilité de
croire en une utopie a fait le tour de l’Argentine;
Le représentant de l’illusion a parlé pour les
Argentins¼ »
«Ceci n’est qu’un jeu, quelque
chose qui m’est passé par la tête pour qu’un Cubain
puisse le lire car depuis longtemps la dignité, la
lutte acharnée d’un homme, le commandant Fidel
Castro, a accompagné les Argentins. Il est parvenu à
composer une musique, non seulement pour les
oreilles mais aussi pour l’âme. Et c’est ce qui me
fait penser et sentir que l’on peut encore être
libre, que l’on peut lutter contre des intérêts
bâtards, non pas avec des armes, des menaces et des
missiles de longue portée, mais avec les outils que
seuls les sages utilisent: les mots, les idées et la
conviction qu’une utopie peut devenir réalité.»
Alejandro nous demande où l’on peut
accéder au discours prononcé par le leader cubain à
Buenos Aires car il souhaite le conserver. Celui-ci
est disponible sur notre site web, dans la section
documents, à gauche de la page principale.
Gabriela Valenzuela et ses amis
Oscar, Andrés, Nestor, Laura, Luis, Maria, Ana et
Mingo nous ont fait parvenir le message suivant: «Nous
pouvons tirer de ce discours, qui a duré à peine
deux heures et demie, énormément de messages
importants. Les gouvernements antérieurs argentins,
dans le respect de leur politique néo-libérale, ont
voté à l’ONU contre la levée du blocus qui frappe
votre patrie mais le sentiment de la grande majorité
du peuple est bien différent, car il sait, malgré
tous les mensonges de la presse, qu’il existe une
nation, à proximité de l’empire, qui a pu choisir
consciemment son destin de vivre librement, former
des citoyens solidaires, avec les nécessités de base
assurées, des aliments pour les enfants, la
meilleure éducation et la meilleure santé, des
valeurs qui constituent le ciment fondamental pour
faire de l’utopie une réalité, je dis Utopie et non
pas hypocrisie, qui est la Génération de l’Homme
nouveau. La cérémonie a commencé avec 20 000
personnes et s’est terminée avec 30 000, le même
jour, sans invitations spéciales, et elle a été
suivie par toute l’Argentine, à travers la
télévision et la radio, une chose que les peuples
d’Amérique et d’Argentine méritaient et attendaient.
Mes parents, oncles, amis, voisins, tous étaient
d’accord pour dire: C’est un fait historique (¼
)»
Carlos Alberto Díaz, un autre
lecteur, nous dit qu’il a eu la chance d’écouter le
discours le plus humaniste que les Argentins aient
jamais eu l’occasion d’entendre. «Le grand Fidel
a obtenu quelque chose qu’aucun politique n’a pu ni
ne peut obtenir; que des centaines de milliers de
personnes, bravant le froid, suivent avec la plus
grande attention et en silence son discours de plus
de deux heures et demie. Je ne peux nier que j’ai
été ému jusqu’aux larmes, surtout lorsqu’il
affirmait avec tant de raison: Un monde meilleur est
possible.»
Pour un autre Argentin, Luis Emilio
Logullo, la présence de Fidel sur les marches de la
faculté de droit de Buenos Aires, a été l’occasion
de contempler «la légende intacte devenue réalité».
«Voir des jeunes de 20 ans attendre Fidel durant
10 heures interpelle quiconque et je suppose que
vous, vous êtes habitués à cela, mais en ce qui nous
concerne, c’est très, très inhabituel. En tant qu’alphabétiseur,
j’ai senti qu’il s’adressait uniquement à moi, et
mon ami a senti qu’il d’adressait uniquement à lui,
et toutes les personnes présentes sentaient qu’il
s’adressait à chacun en particulier mais aussi à
tous. Par moment, il me paraissait très mûr, à
d’autres, un jeune de 20 ans, et parfois il se
transformait en une vieille connaissance de militant
populaire. Il n’y a pas de barrières pour lui, pas
de contextes qui lui soient étrangers, aucun détail
technique qui ne lui échappe et ce que nous
ressentions surtout c’est qu’il ne mentait pas. Et
s’il y a bien une chose en quoi nous excellons en
raison de nos tristes expériences historiques
et cycliques, c’est en la détection des menteurs.»
ACCUSÉ DE RÉCEPTION
Information Clearing House, une
fondation de presse étasunienne, nous fait parvenir
ce commentaire depuis les Etats-Unis. Pourquoi notre
gouvernement continue-t-il de mentir et de présenter
la récente invasion de l’Iraq comme «une
opération pour la liberté de l’Iraq, quand tous les
reportages émis à l’attention du vice-président Dick
Cheney en avril 2001 prônaient le recours à la force
contre ce pays¼ pour
assurer le contrôle de son pétrole?»
La société bolivarienne du Venezuela
et la Commission nationale pour la commémoration des
150 ans de la naissance de José Marti nous informent
qu’un hommage —auquel participaient des
personnalités vénézuéliennes— a été rendu à
l’illustre Cubain avec notamment l’inauguration de
plusieurs expositions.
Alberto Arzuri est en quête
d’informations concernant l’éminent escrimeur cubain
Ramon Fonst, décédé il y quelques années. Vous
pouvez consulter la page de l’Institut cubain du
sport et des loisirs (INDER)