Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

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C O U R R I E R   D U   L E C T E U R

La Havane. 20 Juin  2003

PLUSIEURS lecteurs argentins nous ont écrit pour nous faire part de ce qu’ils ont vu et ressenti durant la récente visite du président cubain Fidel Castro.

À propos de cet événement, Alejandro Schenome nous dit que «en tant que journaliste, il me vient à l’esprit différents en-têtes appropriés à la rédaction d’une note sur ce discours¼ La dignité a parlé à Buenos Aires; La possibilité de croire en une utopie a fait le tour de l’Argentine; Le représentant de l’illusion a parlé pour les Argentins¼ »

«Ceci n’est qu’un jeu, quelque chose qui m’est passé par la tête pour qu’un Cubain puisse le lire car depuis longtemps la dignité, la lutte acharnée d’un homme, le commandant Fidel Castro, a accompagné les Argentins. Il est parvenu à composer une musique, non seulement pour les oreilles mais aussi pour l’âme. Et c’est ce qui me fait penser et sentir que l’on peut encore être libre, que l’on peut lutter contre des intérêts bâtards, non pas avec des armes, des menaces et des missiles de longue portée, mais avec les outils que seuls les sages utilisent: les mots, les idées et la conviction qu’une utopie peut devenir réalité.»

Alejandro nous demande où l’on peut accéder au discours prononcé par le leader cubain à Buenos Aires car il souhaite le conserver. Celui-ci est disponible sur notre site web, dans la section documents, à gauche de la page principale.

Gabriela Valenzuela et ses amis Oscar, Andrés, Nestor, Laura, Luis, Maria, Ana et Mingo nous ont fait parvenir le message suivant: «Nous pouvons tirer de ce discours, qui a duré à peine deux heures et demie, énormément de messages importants. Les gouvernements antérieurs argentins, dans le respect de leur politique néo-libérale, ont voté à l’ONU contre la levée du blocus qui frappe votre patrie mais le sentiment de la grande majorité du peuple est bien différent, car il sait, malgré tous les mensonges de la presse, qu’il existe une nation, à proximité de l’empire, qui a pu choisir consciemment son destin de vivre librement, former des citoyens solidaires, avec les nécessités de base assurées, des aliments pour les enfants, la meilleure éducation et la meilleure santé, des valeurs qui constituent le ciment fondamental pour faire de l’utopie une réalité, je dis Utopie et non pas hypocrisie, qui est la Génération de l’Homme nouveau. La cérémonie a commencé avec 20 000 personnes et s’est terminée avec 30 000, le même jour, sans invitations spéciales, et elle a été suivie par toute l’Argentine, à travers la télévision et la radio, une chose que les peuples d’Amérique et d’Argentine méritaient et attendaient. Mes parents, oncles, amis, voisins, tous étaient d’accord pour dire: C’est un fait historique (¼ )»

Carlos Alberto Díaz, un autre lecteur, nous dit qu’il a eu la chance d’écouter le discours le plus humaniste que les Argentins aient jamais eu l’occasion d’entendre. «Le grand Fidel a obtenu quelque chose qu’aucun politique n’a pu ni ne peut obtenir; que des centaines de milliers de personnes, bravant le froid, suivent avec la plus grande attention et en silence son discours de plus de deux heures et demie. Je ne peux nier que j’ai été ému jusqu’aux larmes, surtout lorsqu’il affirmait avec tant de raison: Un monde meilleur est possible

Pour un autre Argentin, Luis Emilio Logullo, la présence de Fidel sur les marches de la faculté de droit de Buenos Aires, a été l’occasion de contempler «la légende intacte devenue réalité». «Voir des jeunes de 20 ans attendre Fidel durant 10 heures interpelle quiconque et je suppose que vous, vous êtes habitués à cela, mais en ce qui nous concerne, c’est très, très inhabituel. En tant qu’alphabétiseur, j’ai senti qu’il s’adressait uniquement à moi, et mon ami a senti qu’il d’adressait uniquement à lui, et toutes les personnes présentes sentaient qu’il s’adressait à chacun en particulier mais aussi à tous. Par moment, il me paraissait très mûr, à d’autres, un jeune de 20 ans, et parfois il se transformait en une vieille connaissance de militant populaire. Il n’y a pas de barrières pour lui, pas de contextes qui lui soient étrangers, aucun détail technique qui ne lui échappe et ce que nous ressentions surtout c’est qu’il ne mentait pas. Et s’il y a bien une chose en quoi nous excellons en raison de nos tristes expériences historiques et cycliques, c’est en la détection des menteurs.»

ACCUSÉ DE RÉCEPTION

Information Clearing House, une fondation de presse étasunienne, nous fait parvenir ce commentaire depuis les Etats-Unis. Pourquoi notre gouvernement continue-t-il de mentir et de présenter la récente invasion de l’Iraq comme «une opération pour la liberté de l’Iraq, quand tous les reportages émis à l’attention du vice-président Dick Cheney en avril 2001 prônaient le recours à la force contre ce pays¼ pour assurer le contrôle de son pétrole?»

La société bolivarienne du Venezuela et la Commission nationale pour la commémoration des 150 ans de la naissance de José Marti nous informent qu’un hommage —auquel participaient des personnalités vénézuéliennes— a été rendu à l’illustre Cubain avec notamment l’inauguration de plusieurs expositions.

Alberto Arzuri est en quête d’informations concernant l’éminent escrimeur cubain Ramon Fonst, décédé il y quelques années. Vous pouvez consulter la page de l’Institut cubain du sport et des loisirs (INDER) www.inder.cu

Jane Pérez Smith (États-Unis) affirme avoir lu avec grand intérêt l’article sur le cabaret Tropicana du 24 mai dernier.

Anne Hirsch (St. Petersburg, Floride, Etats-Unis) nous demande si nous avons publié quelque chose concernant les indemnisations des noirs nord-américains pour avoir été soumis à l’esclavage. Nous avons publié plusieurs articles l’an dernier sur cette question, spécialement celui du racisme aux États-Unis et de ses séquelles. Vous pourrez les trouver sur la base de données du Centre d’Information pour la presse ou dans les archives du journal Granma. Adresses: www.cip.cu et www.granma.cubaweb.cu

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