Les choses
merveilleuses de Pablo de
la Torriente Brau
Mireya Castañeda
LE Centre Pablo de la Torriente Brau vient de livrer
une nouvelle édition de l’ouvrage Para ver las cosas
maravillosas (Pour voir les choses merveilleuses), dans
sa Collection Colloques et témoignages.
Le volume, de 360 pages, rassemble les conférences
présentées par des professeurs, des chercheurs, des
écrivains, des journalistes et des historiens cubains et
espagnols qui ont participé au Colloque international
Les cent ans de Pablo, qui s’est tenu sous les auspices
du Centre qui porte son nom, en décembre 2001, à
l’occasion du centenaire de Pablo de la Torriente Brau
(San Juan, Porto Rico, 1901-Majadahonda, Espagne, 1930).
La réédition de cet ouvrage, paru en 2006, donne
l’occasion au lecteur de découvrir l’actualité des
analyses de l’auteur, et contribue à la connaissance d’e
celui qui fut un des journalistes indispensables de
l’histoire contemporaine
Les Éditions La Mémoire, leur directeur Victor Casaus
et leur responsable d’édition Vivian Nuñez, ont conservé
la structure, le rythme des débats qui se sont déroulés
pendant les sessions du Colloque, ce qui apporte une
fraîcheur supplémentaire à l’ouvrage.
On découvrira ainsi les chapitres : Les premiers
temps ; Le journaliste, l’écrivain ; Penser par
soi-même ; Au centre du monde ; et L’esprit vit
(conversations entre des volontaires internationalistes
de la République espagnole, des Cubains comme Evelio
Aneiros, José M. Fernandez et Luis Pereza et le
Nord-Américain Moe Fishman, représentant de la Brigade
Abraham Lincoln).
À la richesse de ce volume s’ajoutent les voix les
plus autorisées pour parler de la vie et de l’œuvre du
héros de Majadahonda. Pour n’en citer que quelques-uns :
les Cubains Raul Roa, José Lopez Sanchez, Nuria Nuiry,
Manuel Gonzalez Bello, Denia Garcia Ronda, Iraida
Rodriguez, Ana Cairo, Victor Casaus, l’Italienne Gioia
Minuti, ainsi que les Espagnols Manuel Yuste, Carmen
Carreras et Ana Pérez.
Dans le chapitre Parole amie, on retrouve les
témoignages de personnes et d’institutions amies de
Cuba, de Porto Rico et d’Espagne, liées à Pablo et à son
travail de promotion de la mémoire mis en œuvre au
Centre culturel qui porte son nom à La Havane. Citons
notamment l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano,
l’Historien de La Havane, Eusebio Leal, la présidente de
l’Association madrilène Pablo de la Torriente de Saint
Sébastien des Rois, Rosario Sanchez Mora et son maire,
Angel Requena, l’Association d’amitié hispano-cubaine
Bartolomé de las Casas, Manuel Yuste, ou d’anciens
combattants de l’armée républicaine espagnole, Jesus de
Cos (commandant Pablo) et Felipe Matarrantz (capitaine
Lobo).
La seule mention des thèmes abordés témoigne de
l’ampleur de la vie et de la diversité de l’œuvre de
Pablo, qui s’est passionné par l’humour, le sport, la
justice, l’influence décisive de José Marti, et la
défense de la République espagnole assiégée.
On s’intéressera au chapitre Le journaliste,
l’écrivain qui précise le rôle innovateur de Pablo de la
Torriente Brau dans le langage journalistique et
littéraire, et spécialement sa condition de pionnier
dans le genre témoignage.
Pablo de la Torriente Brau, un maître incontesté du
journaliste, a su exprimer dans de brèves paroles le
sens de sa vertigineuse existence : « Mes yeux ont
été faits pour voir les choses merveilleuses. Et ma
machine pour les écrire. Un point, c’est tout. »
Aujourd’hui, les Editions La Mémoire du Centre Pablo
offrent une nouvelle édition de Pour voir les choses
merveilleuses, et restituent ainsi la mémoire, la vie et
l’œuvre de l’auteur de Presidio Modelo (Prison modèle),
Algebra y politica (Algèbre et politique), Realengo 18,
ainsi que de nombreuses chroniques et des contes, entre
autres ouvrages.